10 ANS APRÈS, QUE RESTE-T-IL DE LA MOUDAWANA ?

10 ANS APRÈS, QUE RESTE-T-IL DE LA MOUDAWANA ?

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L’information ou la révélation si l’on préfère de cette commémoration restera l’explosion ahurissante des mariages des filles mineures dont le nombre est passé de 18 145 il y a 10 ans à pas moins de 35 125 cas alors que les divorces dans cette même catégorie ont également une tendance haussière toute aussi inquiétante puisque les divorces de ces mêmes mineures recensés ont été de l’ordre 40 854 cas alors qu’une décade plus tôt, leur nombre ne dépassait pas les 7213 cas soit une augmentation spectaculaire de 540 %. Il appartient aux sociologues de nous décrypter ce phénomène. Côté gouvernemental, le ministre de la justice explique que le mariage des mineures relève avant tout de considérations culturelles qu’il est difficile de changer mais que toutefois, son département ainsi que celui de sa collègue en charge de la solidarité et de la famille envisagent d’élaborer une stratégie à même d’atténuer les taux élevés de mariages de mineures.

Côté positif, il est généralement admis que le code de la famille a été pour beaucoup dans la réduction du nombre de divorces et de la réconciliation au sein des couples. Ainsi et au titre de l’année 2013, près de 8702 couples ont pu sauver leur union grâce à la médiation des juges des tribunaux de la famille alors que 41 000 cas de divorce ont été prononcés.

Mais sur un autre plan, il est établi que le phénomène de la polygamie, contrairement aux idées reçues, n’a pas diminué. Pour preuve, les demandes en ce sens auprès de ces tribunaux ont augmenté significativement de 25 % ces dix dernières années, car les épouses concernées , généralement inactives et dépendantes financièrement du mari, préfèrent accepter qu’il prenne une seconde épouse plutôt que de le voir quitter le foyer conjugal.

En conclusion, si le code de la famille a rééquilibré les droits entre femmes et hommes, ces derniers sont plus prompts à relever beaucoup de lacunes juridiques dans ses différentes application et qu’il reste discriminatoire visà vis des hommes. 10 ans après, le débat reste ouvert et un dépoussiérage des textes s’impose.

Jalil Nouri

actu-maroc.com ________________________

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