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12 millions d’euros réclamés après un échange de bébés il y a 20 ans

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1994, l’échange par erreur a été découvert dix ans plus tard grâce à des tests ADN demandés par le père de l’une des deux enfants, prénommée Manon, au teint hâlé et ne ressemblant guère à son géniteur officiel.

Après une recherche, ses parents biologiques sont identifiés et une rencontre est organisée entre les deux familles, sans que celles-ci ressentent le besoin, après dix ans, de procéder à un nouvel échange d’enfants.

L’histoire, similaire à celle décrite dans le film à succès « La vie est un long fleuve tranquille », a commencé en juillet 1994. Sophie Serrano accouche de Manon dans une clinique de Cannes dans le sud de la France. Atteinte d’une jaunisse, elle est placée dans la même couveuse qu’une autre fillette née le lendemain, également atteinte de jaunisse.

Une aide-soignante intervertit alors par mégarde les bébés qui ne seront pas remises à leurs parents biologiques. Les jeunes mamans expriment des doutes sur leurs bébés, faisant des commentaires sur la longueur de leurs cheveux mais celle-ci est mise par le personnel sur le compte des lampes chauffantes de la couveuse.

Réuni à huis clos, le tribunal saisi a décidé mardi de statuer le 10 février sur le dédommagement réclamé par les familles: 3 millions d’euros pour chaque fille échangée à la naissance, 1,5 million pour trois parents, ainsi 750.000 euros pour chaque frère et soeur.

L’échange par erreur de bébés reste peu fréquent dans le monde. En France, comme dans d’autres pays, un bracelet d’identification est apposé sur chaque nouveau-né afin de limiter les risques d’échanges malencontreux.

Cet été, la justice italienne a été saisie pour une affaire d’embryons échangés dont sont nés le 3 août deux jumeaux réclamés par deux couples. Quelques mois avant, la presse sud-africaine s’était fait l’écho de la découverte par deux Sud-Africaines que leurs filles, âgées de 3 ans, avaient été échangées à la naissance. L’une veut garder celle qu’elle considère comme son enfant tandis que l’autre veut la récupérer.

En 2011, une maternité russe avait été condamnée pour sa part à payer 140.000 euros de dommages et intérêts pour avoir échangé par erreur, 12 ans plus tôt, deux bébés.

 

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