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La maladie de la « transhumance », celle qui touche les députés qui changent de parti à la moindre occasion en rejoignant le plus offrant ou en partant en raison de divergences profondes avec leur formation initiale.

Comme ce phénomène avait pris de l’ampleur par le passé en se propageant après les résultats des élections, le législateur a réagi finalement en interdisant formellement le changement de parti une fois le député investi par le sien. Dès lors, c’est avant les élections que s’opère cette fièvre, comme aujourd’hui, avec pas moins de 16 députés qui ont quitté leur navire respectif avant de se représenter sous d’autres couleurs, en prenant le soin de prévenir officiellement le président du parlement qui a saisi à son tour, comme le veut la loi, le conseil constitutionnel.

Cette longue liste comprend, trois députés de l’Istiqlal, quatre du Mouvement Populaire, deux du RNI, un du PAM et un autre du PJD, ainsi que 5 membres de l’Alliance parlementaire du groupement des formations du Centre, autant de députés qui ont tous choisi de changer d’air et dont la décision et la destination ont été actées par la Cour Constitutionnelle.

S’ils n’avaient pas suivi cette procédure, ils auraient perdu leur siège en cas d’élection

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