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Le gouvernement a alloué en 2016 un montant « sans précédent » aux investissements avec une enveloppe budgétaire de 189 milliards de dirhams (MMDH), a relevé, mardi à Rabat, Abdelilah Benkirane.

Le Chef du gouvernement a également relevé que l’investissement dans le secteur de l’énergie a connu un changement qualitatif.

En dépit d’une conjoncture économique difficile, le gouvernement a consacré une enveloppe budgétaire de 189 MMDH en 2016 , dont 61 MMDH du budget général, contre 180 MMDH en 2013, a précisé M. Benkirane qui répondait à une question sur la politique gouvernementale pour la promotion des investissements, présentée par les groupes de la majorité à la Chambre des représentants dans le cadre de la séance plénière consacrée aux questions orales relatives à la politique générale.

La Commission nationale des investissements a également approuvé l’année dernière un budget de 68 MMDH, a ajouté M. Benkirane, notant que c’est un montant sans précédent qui traduit la confiance dans l’économie nationale, sa maturité et son rendement.

Pour ce qui est du secteur énergétique; le Chef du gouvernement a relevé que l’évolution qualitative de l’investissement dans ce domaine a été rendue possible grâce à la nouvelle dynamique impulsée, sous la conduite du Roi Mohammed VI, dans les énergies renouvelables, précisant que le Maroc augmentera la part des énergies renouvelables à 52 % de la capacité électrique avec un investissement de 400 milliards de dirhams entre 2016 et 2030, outre la signature d’un contrat-programme entre l’Etat et l’Office National de l’Electricité et de l’Eau Potable d’un montant de 49,9 milliards DH, et des conventions de production d’énergie électrique à la centrale thermique de Safi d’une enveloppe globale de 23 MMDH.

Sur le même registre, M. Benkirane a rappelé que le flux des investissements directs étrangers au Maroc a connu une hausse annuelle de 15 % entre 2010 et 2015, passant ainsi de 13,3 MMDH à 31,1 MMDH, relevant que le Maroc a attiré 31 % des investissements directs étrangers destinés à l’Afrique du nord en 2014, contre 12 % en 2010.

Le secteur de l’industrie automobile qui a occupé en 2014 la première place en termes d’exportation avec un chiffre d’affaires de 40 MMDH, est passé en 2015 à 49 MMDH, soit 21 % des exportations, a-t-il ajouté, indiquant que le gouvernement compte aménager 16 zones industrielles intégrées, tout en veillant à assurer la formation dans les nouvelles filières en rapport avec les secteurs de l’aéronautique, l’électronique, l’offshoring et l’industrie automobile.

Le Chef du gouvernement a exposé devant les parlementaires les axes de la politique gouvernementale en matière de promotion des investissements, notamment le maintien des équilibres macro-économiques, l’amélioration du climat des affaires, le soutien des entreprises et l’accélération du rythme de la mise en œuvre des plans sectoriels, particulièrement dans les secteurs de l’industrie et du renforcement de l’investissement public.

Il a souligné à cet égard que le gouvernement a réussi à améliorer le déficit budgétaire en le ramenant de 7,3 % du PIB en 2012 à 4,3 % en 2015, et à réduire le déficit des transactions courantes de la balance des paiements qui est passé de 9,7 à moins de 2 %, durant la même période.

Les réserves de change sont passées de moins de 4 mois en 2012 à plus de 7 mois d’importations, tandis que le taux d’inflation n’a pas dépassé les 2 %, a-t-il rappelé.

Et d’ajouter que la dette publique a connu une certaine stagnation à un niveau de 63,4 % du PIB à fin 2015, ajoutant que ce niveau serait revu à la baisse à partir de l’année en cours.

Le gouvernement a entrepris plusieurs mesures à même d’améliorer le climat des affaires, dont l’élaboration d’une série de textes législatifs et organiques ou encore la création du guichet unique de l’urbanisme, ayant permis d’améliorer le classement du Maroc dans des indices internationaux, a relevé M. Benkirane.

Il a rappelé les mesures prises pour soutenir l’entreprise, faisant notamment état du traitement du crédit de TVA accumulé, à travers le paiement de plus de 230 MDH pour les sociétés dont le crédit ne dépasse pas les 20 MDH et de 3,3 MMDH pour les sociétés dont le crédit cumulé est supérieur à 20 MDH et inférieur ou égal à 500 millions, l’accélération des délais de recouvrement de la TVA et du paiement des arriérées des administrations et établissements publics, la réduction des délais de paiement relatifs aux marchés publics ainsi que la mise en œuvre de la préférence nationale des marchés publics.

Et de noter également les efforts en matières d’amélioration de la compétitivité de l’entreprise industrielle en particulier à travers la mise en place du Plan d’accélération industrielle 2009-2015.

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