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Le parlement n’a plus que quelques jours avant la fin de cette législature et la fin du mandat des élus qui y siègent pour adopter en catastrophe les 200 lois prévues qui n’ont pas été adoptées, ce qui en fait un record de tous les temps.
Le gouvernement actuel, qui lui aussi s’apprête à partir à la fin de l’été, est pour beaucoup dans ce retard, notamment au niveau de nombreuses lois organiques héritées de la nouvelle constitution de 2011 qui n’ont pas bénéficié de la diligence voulue.
Ce sera donc le bonnet d’âne à décerner au gouvernement dirigé par les islamistes du PJD et dont le chef, Abdelilah Benkirane, conscient de ce boulet, a appelé maintes fois les membres du groupe parlementaire de son parti à faire accélérer la cadence pour ne pas avoir à porter la responsabilité de ce bilan législatif très négatif qu’il devra traîner pendant des années. Cette situation exceptionnelle qui s’annonce, pose sérieusement la question des compétences des députés et les durées octroyées à l’examen des projets de loi qui mériteraient à leur tour d’être revues pour un bon fonctionnement de l’institution législative, puisqu’il est de notoriété que certains secteurs bénéficient de plus de temps que d’autres alors que certaines commissions s’éternisent en longueur de leur côté, pour des futilités et des discussions byzantines, faute de discipline rigoureuse de la part de tous.
Par jalil Nouri

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