En Russie, le feu progresse et le bilan officiel s’établit à 50...

En Russie, le feu progresse et le bilan officiel s’établit à 50 morts

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Les services de secours ont éteint des feux mais de nouveaux foyers plus importants sont apparus, fa
« Au cours des dernières 24 heures, 373 incendies se sont déclenchés et 254 ont été éteints. Ainsi, on dénombre maintenant 589 incendies sur une surface totale de près de 196 000 hectares », a-t-il précisé.

ÉVACUATION DE MATIÈRES FISSILES EXPLOSIVES

Le bilan humain est passé de 48 à 50 morts après la découverte d’un corps dans une maison brûlée dans la région de Nijni Novgorod (500 km à l’est de Moscou) et le décès d’une autre victime dans un hôpital de la région de Voronej (500 km au sud-est), a ajouté le ministère. Le ministère a indiqué par contre avoir « stabilisé » l’incendie qui ravage les environs du centre nucléaire de Sarov (région de Nijni Novgorod), d’où les matières fissiles et explosives ont dû être évacuées mercredi.

Pour faire face à cette situation « difficile », la Russie bénéficie d’une assistance matérielle de l’étranger. Deux avions Canadair italiens étaient attendus jeudi dans la région de Moscou. Plusieurs autres pays – Ukraine, Arménie, Azerbaïdjan – ont déjà dépêché des appareils du même type en Russie, selon un responsable du ministère des situations d’urgence. Quelque 162 000 personnes étaient encore mobilisées pour combattre les feux qui font rage dans la partie occidentale et centrale de la Russie.

Le président Dmitri Medvedev a pour sa part limogé mercredi deux hauts responsables militaires après la destruction par les flammes d’une base de l’aviation de la marine dans la région de Moscou. Le parquet a annoncé jeudi avoir ouvert une enquête pénale pour « négligence ayant provoqué de graves destructions » suite à l’incendie de la base.

Le chef de l’Etat, qui a décrété l’état d’urgence dans sept régions russes, a également ordonné de prendre des mesures pour protéger les installations stratégiques, notamment nucléaires, contre ces violents incendies.

Dans la région de Nijni Novgorod, deux pyromanes présumés ont été arrêtés, l’un étant soupçonné d’avoir mis le feu à sa maison, l’autre d’avoir incendié une clairière dans un massif forestier. La fumée âcre des feux de forêt et des tourbières s’est, elle, dissipée jeudi à Moscou où l’odeur de brûlé, qui s’était répandue jusque dans certaines stations du métro, l’un des plus profonds du monde, était moins forte que la veille.

« Mercredi est devenu le jour le plus toxique de cet été », relève le quotidien Izvestia, soulignant que la concentration de monoxyde de carbone dans l’air a été environ cinq fois plus élevée que la norme. Des passants portaient des masques de protection et d’autres s’appliquaient un chiffon humidifié sur la bouche et le nez, la qualité de l’air restant jeudi mauvaise en raison de la pollution accentuée par l’effet de la canicule dans cette mégalopole à la circulation automobile très dense.
La température pourrait atteindre jeudi le seuil de 40 degrés dans la capitale. L’été 2010 devrait y battre tous les records de chaleur depuis l’ouverture des registres il y a 130 ans, selon les services météorologiques. Cette vague de chaleur a également détruit 10 millions d’hectares de terres arables, suscitant des inquiétudes sur les marchés mondiaux après que la Russie, l’un des principaux exportateurs mondiaux de céréales, a revu fortement à la baisse ses prévisions de récoltes pour cette année.

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