Lapidation : Téhéran reproche aux Occidentaux leur ingérence

Lapidation : Téhéran reproche aux Occidentaux leur ingérence

410
0
PARTAGER

Le cas de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, mère de famille de 43 ans condamnée à mort par lapidation en 2006 pour adultère et complicité dans le meurtre de son mari, selon Téhéran, a suscité ces dernières semaines une intense mobilisation des pays occidentaux, qui ont réclamé qu’elle ne soit pas exécutée.

« LES PAYS OCCIDENTAUX NE DOIVENT PAS EXERCER DE PRESSIONS »

« Les procédures judiciaires sont très strictes, particulièrement concernant les affaires de meurtre », a déclaré Ramin Mehmanparast lors de son briefing hebdomadaire. « Plus la sentence est lourde et plus la justice est méticuleuse dans l’examen de l’affaire, et c’est ce qui est en cours », a ajouté le porte-parole.

« Aucune nation indépendante n’accepte que d’autres pays interfèrent dans ses décisions judiciaires, (…) et les pays occidentaux ne doivent pas exercer de pressions », a poursuivi le porte-parole. Selon lui, la mobilisation occidentale en faveur de Sakineh Mohammadi-Ashtiani résulte d’une « approche politisée », liée au conflit entre l’Iran et la communauté internationale à propos du programme nucléaire iranien.

Répondant aux nombreux appels internationaux à la clémence, l’Iran a annoncé en juillet la suspension temporaire de la peine de Mme Mohammadi-Ashtiani. Ses avocats, contestant la version officielle iranienne, affirment qu’elle n’a été initialement condamnée à la lapidation que pour adultère, et que l’accusation de complicité dans le meurtre de son mari a été ajoutée ultérieurement par les autorités.

REFUS D’ENVOYER SAKINEH AU BRÉSIL

M. Mehmanparast a, mardi, de nouveau rejeté toute idée de libérer la condamnée, comme l’a notamment suggéré le président brésilien, Lula, qui a proposé d’accueillir Mme Mohammadi-Ashtiani au Brésil si Téhéran faisait un geste de clémence.

« Si nous libérons les personnes condamnées pour meurtre, il n’y aura plus de sécurité », a affirmé M. Mehmanparast. Quand le Brésil aura pris connaissance du dossier, « il comprendra que tout ce tumulte a été créé pour porter atteinte aux relations irano-brésiliennes », a ajouté le porte-parole.

 

Commentaires