Deux militaires français, un Américain et un Hongrois, tués en Afghanistan

Deux militaires français, un Américain et un Hongrois, tués en Afghanistan

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47 soldats français sont morts depuis fin 2001 dans le cadre des opérations militaires en Afghanistan.
Un soldat américain est par ailleurs mort dans l’explosion d’une bombe artisanale dans le sud où sont concentrés les bastions insurgés les plus violents.
Un militaire hongrois a également été tué lors d’une attaque des insurgés dans la province de Baghlan, dans le nord du pays.

Trois autres soldats, tous membres de l’équipe de reconstruction des Forces militaires hongroises, ont été blessés lors de cette attaque, dont l’un très grièvement, selon le ministère hongrois de la Défense.
Trois soldats hongrois sont morts en Afghanistan depuis le début du déploiement des 200 soldats du contingent hongrois en 2006.

Ces décès portent à 455 le nombre de soldats étrangers (dont 295 Américains) ayant trouvé la mort dans des opérations militaires en Afghanistan depuis le début de l’année, contre 520 pour toute l’année 2009, selon un bilan de l’AFP établi à partir du site indépendant icasualties.org.
La rébellion menée par les talibans a gagné en intensité depuis quatre ans, élargissant son champ d’action à une grande partie du pays, malgré le renforcement régulier des troupes internationales, notamment américaines. Près de 141.000 soldats étrangers, aux deux tiers américains, sont actuellement déployés en Afghanistan.

Le général américain David Petraeus, chef des forces américaines et internationales, a estimé lundi que les troupes de l’Otan avaient repris l’ascendant sur les talibans dans certaines régions, mais qu’il fallait s’attendre à de « rudes combats » pour progresser dans d’autres.

« La dynamique que les talibans ont établie ces dernières années a été inversée dans de nombreuses régions du pays et sera également inversée dans les autres régions », a déclaré le général dans un entretien à la BBC.

« Mais ce n’est pas suffisant. Il faut non seulement inverser la dynamique, mais aussi bien sûr faire disparaître les sanctuaires où les talibans ont pu s’établir pendant ces années où ils ont profité de cette dynamique, et cela signifie (qu’il faut s’attendre à) de rudes combats », a estimé David Petraeus.

AFP

 

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