Les universités s’impliquent davantage : 16 demandes de brevets d’invention déposées à...

Les universités s’impliquent davantage : 16 demandes de brevets d’invention déposées à l’OMPIC

357
0
PARTAGER

«Cette performance est le fruit des efforts déployés par l’Office pour instaurer une culture de brevet et pour développer l’esprit de créativité et d’innovation auprès de toutes les institutions chargées de la recherche et du développement », souligne l’OMPIC dans son dernier rapport sur l’évolution de l’activité de dépôts des titres de la propriété industrielle.

Avec cette performance, les universités marocaines, qui disposent de près de 17.000 chercheurs et enseignants-chercheurs, commencent alors à prendre conscience de l’importance de la R&D.

Durant ces dernières années, l’OMPIC tente même de les inciter à valoriser les résultats de leurs recherches scientifiques et techniques par une protection adéquate. Dans ce cadre, une dizaine de conventions entre l’OMPIC et des universités, destinées à leur faciliter les procédures de dépôt de brevets, ont été signées en 2008 et 2009.

En partenariat avec les centres techniques, les industriels, et les programmes d’appui, l’Office essaie, par ailleurs, de mettre en place un programme consistant à orienter la recherche universitaire vers les besoins concrets des entreprises.

Malgré ces avancés, le Maroc souffre encore de deux problématiques. D’abord, la difficulté d’orienter la recherche aux besoins socio-économiques. Ce qui fait que les résultats de la recherche soient peu valorisés.

La seconde, c’est que les entreprises ont du mal à comprendre l’importance de la recherche dans l’amélioration de la compétitivité ; et d’exprimer leur besoin en termes de recherche ; mais aussi d’investir dans la R&D.

Dans les dernières années, le Maroc a pris conscience de ces problématiques, en entamant un processus de réforme, qui vise à renforcer le système national de recherche et innovation.

La réforme du système d’éducation supérieur (Loi 01-100) a été l’un des premiers pas dans ce sens. Elle a permis la valorisation de la recherche et de l’innovation au sein des universités, en leur donnant la possibilité de prendre part ou créer des entreprises qui visent l’exploitation des brevets, la valorisation des résultats de recherche ou le transfert de technologie. En outre, la réforme a aussi autorisé la formation de groupements d’intérêt public, cadre juridique permettant la création d’associations qui regroupent les universités, les centres de recherche, les entreprises, pour encourager la recherche, la formation et l’innovation.

Dans ce sillage, et à titre d’exemple, l’Université Mohammed V-Agdal a créé, depuis la promulgation de la loi 01-00 portant organisation de l’enseignement supérieur, des structures de valorisation de la recherche. C’est ainsi qu’elle a créé le Centre d’Innovation Technologique (CIT) à l’Ecole Mohammedia d’Ingénieurs en 2000. Ce centre a permis de développer des mécanismes de valorisation de la recherche tels que l’incubation d’entreprises innovantes et le transfert de technologies des structures de recherche universitaires vers le monde socioéconomique.

A souligner que la Loi 17-97 du 18 décembre 2004, amendée par la Loi 31-05 du 20 février 2006, constitue le cadre général de la propriété industrielle.

Cette nouvelle législation destinée à protéger la propriété industrielle englobe non seulement l’industrie, le commerce, les services, mais également les marques de fabrique, les brevets d’invention, les appellations d’origine, ainsi que la répression de la concurrence déloyale.

A. CHANNAJE

Commentaires