Prendre en compte l’élément humain et l’infrastructure routière

Prendre en compte l’élément humain et l’infrastructure routière

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Cette situation perdure alors que notre pays s’apprête à appliquer le nouveau code de la route, prévu pour le mois  d’octobre prochain et qu’il est aujourd’hui en pleine campagne de communication pour expliquer les nouvelles dispositions de ce code.

L’objectif prioritaire des autorités publiques est de communiquer le contenu dudit code à l’opinion publique, notamment en termes  de droits et de devoirs et apporter les éclaircissements utiles aux différentes dispositions juridiques, en vulgariser les apports et les rendre accessibles pour amener volontairement et spontanément tous les citoyens à le respecter et à renier tout comportement en infraction avec la loi et/ou de nature à créer un danger sur la route.

Nouveauté : la stratégie de communication mise en place dans ce cadre se veut cohérente et surtout permanente et en rupture totale donc avec l’esprit des campagnes conjoncturelles et saisonnières qui prévalaient dans  le passé. Elle décline ainsi tout l’intérêt  qu’accorde le gouvernement à la question de la sécurité routière, conformément aux Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Aujourd’hui d’ailleurs, la lutte contre les accidents de la circulation  constitue une priorité dans la politique du gouvernement marocain qui, rappelons-le, avait dès 2004, mis en œuvre une stratégie nationale de sécurité routière concrète et réaliste visant une réduction continue des tués et des blessés graves des accidents de la route.

Le nouveau code de la route, fruit d’un consensus du gouvernement. et des composantes de la société marocaine, adopté le 14 janvier dernier par le Parlement et dont la mise en œuvre est prévue pour le mois d’octobre prochain, traduit donc la forte détermination de l’ensemble des acteurs, des partenaires et des usagers de la route de faire de la sécurité routière une  préoccupation prioritaire. Un impératif qui interpelle  sur deux volets. D’abord  l’élément humain, étant entendu qu’il est unanimement admis aujourd’hui que la première cause de l’accident, c’est bien le manque de civisme, l’indiscipline, le non-respect du code de la route et l’excès de vitesse. Et n’était ce la mobilisation des services de sécurité (Gendarmerie Royale, Sûreté Nationale,…) les dégâts auraient pu être beaucoup plus importants à cause de ces comportements irresponsables. L’autre volet  concerne bien évidemment les infrastructures routières et le dispositif de signalisation.

A ce sujet, si personne ne conteste que les infrastructures routières et l’état de nos routes ont pour beaucoup dans la survenance des accidents mortels, tout le monde s’accorde à interpeller les pouvoirs publics, plus particulièrement le ministère de l’Equipement, à prendre en compte les infrastructures routières, en faire un réseau qui évolue de façon  dynamique avec le développement de la circulation et en y créant des conditions adéquates de la sécurité  des usagers. Un grand effort reste donc à faire consentir de promouvoir le réseau national routier et concrétiser l’objectif d’offre d’un service de qualité à l’usage de la route, en assurant un rendement raisonnable et optimal des investissements.

Le nouveau  code de la route, alors qu’il confirme l’orientation de notre pays à renforcer l’Etat de droit et les droits des citoyens et de par les innovations dont il s’inscrit (permis à points, mise à niveau du contrôle technique,…) est un signal fort de l’engagement résolu à combattre l’irresponsabilité et tout autre forme de négligence. Manière de dire que les mesures prises  par  le gouvernement sont bien dans l’intérêt de la collectivité.

Abdelkader MOUHCINE

 

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