Des femmes exemplaires: Fâtima Az-Zahrâ (La fille du Prophète)

Des femmes exemplaires: Fâtima Az-Zahrâ (La fille du Prophète)

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Fâtimah était la cinquième enfant du Prophète Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) et de sa femme Khadîdjah – qu’Allâh l’agrée. Elle naquit alors que son respecté père avait commencé à passer de longs moments de solitude dans les montagnes entourant Makkah, méditant et réfléchissant aux grands mystères de la création.

C’était le moment, avant que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) ne commence à recevoir la Révélation, où sa sœur aînée, Zayneb, épousa son cousin al-`Âs Ibn Ar-Rabî`ah. Puis suivit le mariage de ses deux autres sœurs, Ruqayyah et Umm Kulthum, avec les fils d’Abu Lahab, l’oncle paternel du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). Abu Lahab ainsi que sa femme Umm Jamil étaient devenus des ennemis jurés du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) au tout début de sa mission publique.

La petite Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) vit alors ses sœurs quitter la maison l’une après l’autre pour vivre avec leurs époux. Elle était trop jeune pour comprendre la signification du mariage et les raisons pour lesquelles ses sœurs devaient quitter la maison. Elle les aimait beaucoup et fut triste et solitaire après leur départ. On dit qu’un certain mutisme et une douloureuse tristesse l’envahit alors.

Bien entendu, même après le mariage de ses sœurs, elle n’était pas seule dans la maison de ses parents. Barakah, l’esclave d’Aminah, la mère du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), qui était avec le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) depuis sa naissance, Zayd ibn Harithah – qu’Allâh l’agrée – et Ali – qu’Allâh l’agrée, le jeune fils d’Abu Tâlib faisaient tous partie de la famille de Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) à cette époque. Et bien sûr, il y avait sa mère affectueuse, Khadîdjah (radhia Allâhou anhâ).

En sa mère et en Barakah, Fâtimah – qu’Allâh l’agrée – trouva énormément de soulagement et de réconfort. En Ali – qu’Allâh l’agrée, qui n’avait que deux ans de plus qu’elle, elle trouva un frère et un ami, qui d’une manière ou d’une autre prenait la place de son propre frère Al-Qâsim, mort en bas âge. Son autre frère, Abdullah, connu comme ‘le bon et le pur’, qui naquit après elle, mourut également en bas âge. Pourtant dans aucune des personnes composant la famille de son père, Fâtimah – qu’Allâh l’agrée – ne trouva le plaisir insouciant et la joie qu’elle trouvait avec ses sœurs. Elle était une enfant exceptionnellement sensible pour son âge.

A l’âge de cinq ans, elle apprit que son père était devenu « Rasoul Allah », le Messager de Dieu (sallallâhou alayhi wa sallam). Sa première obligation était de transmettre la bonne nouvelle de l’Islam à sa famille et à ses proches relations. Ils devaient adorer Dieu Tout Puissant Seul. Sa mère, qui était un puissant appui et soutien, expliqua à Fâtimah – qu’Allâh l’agrée – ce que son père devait faire. A partir de ce moment, elle devint plus étroitement lié à lui et éprouva un amour profond et durable pour lui. Souvent elle marchait à ses côtés, à travers les rues étroites et les sentiers de Makkah, visitant la Ka`bah, s’occupant des secrètes réunions des premiers musulmans à avoir accepté l’islam et à avoir prêté allégeance au Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam).

Un jour, alors qu’elle n’avait pas encore dix ans, elle accompagna son père à la Masjid al-Harâm où il se tint en un endroit nommé al-Hijr, en face de la Kabah, et commença à prier. Fâtimah – qu’Allâh l’agrée – resta à ses côtés. Un groupe de Quraysh, avec de mauvaises intentions à l’égard du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), se réunirent autour de lui. Il y avait Abu Jahl ibn Hisham, l’oncle du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), Uqbah ibn Abi Mu`ayt, Umayyah Ibn Khalaf, ainsi que Shaybah et `Utbah, les fils de Rabi’ah. De façon menaçante, le groupe monta vers le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) et Abu Jahl, le meneur, demanda : « lequel d’entre vous peut apporter les entrailles d’un animal abattu et les jeter sur Muhammad ? »

`Uqbah Ibn Abi Mu`ayt, l’un des plus odieux du groupe, se porta volontaire et partit précipitamment. Il revint avec les ordures dégoûtantes et les jeta sur les épaules du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), alors qu’il était toujours prosterné. Abdullah Ibn Mas`ûd, un compagnon du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), était présent mais il ne pouvait rien dire ou faire. Imaginez le sentiment de Fâtimah (radhia Allâhou anhâ), quand elle vit son père traité de la sorte. Que pouvait-elle faire, elle, une enfant de moins de dix ans ? Elle monta vers son père et lui retira les choses répugnantes puis elle se tint fermement et en colère devant le groupe de voyous Quraysh et lança des paroles blessantes contre eux. Ils ne lui dirent pas un seul mot. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) releva sa tête de la prosternation et continua à accomplir la salat. Puis il dit ‘Oh Allah ! Puisses-tu punir ces Quraysh !’ Et il répéta cette invocation trois fois. Puis il continua : ‘Puisses-tu punir `Utbah, `Uqbah, Abû Jahl et Shaybah’ ceux qu’il nomma moururent quelques années plus tard à la bataille de Badr.

A une autre occasion, Fâtimah – qu’Allâh l’agrée – était avec le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) alors qu’il faisait le « Tawâf » autour de la Kabah. Une foule de Quraysh se réunit autour de lui, le saisirent et essayèrent de l’étrangler avec ses propres vêtements. Fâtimah – qu’Allâh l’agrée – cria et appela à l’aide. Abu Bakr – qu’Allâh l’agrée – accouru et réussit à libérer le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). Il implorait alors : ‘Tueriez-vous un homme qui dit : ‘Mon seigneur est Allah’. Au lieu de baisser les bras, la foule se tourna vers Abu Bakr – qu’Allâh l’agrée – et commença à le battre jusqu’à ce que le sang coule de sa tête et de son visage.

Elle fut témoin de telles scènes de cruelle opposition et de harcèlement contre son père et les premiers musulmans. Elle ne se tenait pas sagement de côté mais se joignait à la lutte pour la défense de son père et de sa noble mission. Elle n’était encore qu’une jeune fille, et au lieu de gambader joyeusement, au lieu de la gaîté et l’entrain auxquels chaque enfant de son âge est et doit normalement être habitué, Fâtimah – qu’Allâh l’agrée – était témoin, et participait à de telles épreuves.

Bien sûr elle n’était pas la seule. Toute la famille du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) souffrait à cause des violents et stupides Quraysh. Ses sœurs, Ruqayyah et Umm Kulthum souffraient également. Elles vivaient à ce moment dans un environnement de haine et de machination contre le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). Leurs maris étaient `Utbah et `Utaybah, les fils d’Abû Lahab et d’Umm Jamil. Umm Jamil était connue comme une femme dure et bourrue qui avait une langue acérée et mauvaise. C’était principalement à cause d’elle que Khadîdjah – qu’Allâh l’agrée – n’était pas contente du mariage de ses filles avec les fils d’Umm Jamil. Cela dû être difficile pour Ruqayyah et Umm Kulthum de faire partie de la famille de tels ennemis invétérés qui ne se joignaient pas seulement à la bataille contre leur père mais qui la menaient.

Comme un signe de déshonneur pour Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) et sa famille, Utbah et Utaybah furent poussés par leurs parents à répudier leurs femmes. Cela faisait partie du procédé pour bannir totalement le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) accueillit bien sûr ses filles, de retour à la maison, avec joie, bonheur et soulagement.

Sans aucun doute, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) se réjouit d’être à nouveau avec ses sœurs, elles souhaitaient toutes que leur sœur aînée, Zaynab, soit aussi répudiée par son mari. En fait, les Quraysh exerçait une pression sur Abû Al-Âs pour cela mais il refusa. Quand le meneur des Quraysh s’approcha de lui et lui promit la plus riche et la plus belle femme s’il répudiait Zaynab, il répondit : ‘j’aime profondément et passionnément ma femme, et j’ai une grande estime pour son père, même si je n’ai pas embrassé l’islam’

Ruqayyah et Umm Kulthum étaient toutes deux heureuses d’être de retour auprès de leurs chers parents et d’être débarrassées de l’insupportable torture mentale dont elles faisaient l’objet chez Umm Jamil. Peu de temps après, Ruqayyah se remaria, avec le jeune et timide Uthman Ibn Allan, l’un des premiers à avoir accepté l’islam. Ils partirent tous deux pour l’Abyssinie aux côtés des premiers « muhajiroûn » (émigrés) qui cherchèrent refuge dans ce pays et y restèrent plusieurs années. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) ne revit plus Ruqayyah jusqu’après la mort de sa mère. La persécution du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), de sa famille et de ses compagnons continua et s’aggrava même après l’émigration des premiers « muhajiroûn » en Abyssinie. Lors de la septième année environ de sa mission, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) et sa famille durent quitter leur maison et trouvèrent refuge dans une petite vallée accidentée entourée de tous côtés de pentes et de défilés, dont on ne pouvait entrer de Makkah que par un étroit chemin.

Dans cette vallée aride, Muhammad et les clans de Banu Hashim et al-Muttalib furent forcés de se retirer avec peu de réserves de nourriture. Fâtimah – qu’Allâh l’agrée – était l’un des plus jeunes membres du clan, elle avait environ douze ans, et devait passer des mois dans les privations et les souffrances. Les lamentations d’enfants et de femmes affamés pouvaient être entendues depuis Makkah. Les Quraysh ne permirent aucun approvisionnement en nourriture ni contact avec les musulmans, dont la privation était seulement soulagée durant la saison du pèlerinage. Le boycott dura trois ans. Quand il fut levé, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) dut faire face à encore plus d’épreuves et de difficultés.

Khadîdjah – qu’Allâh l’agrée, ‘la croyante et l’affectueuse’, mourut peu après. Avec sa mort, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) et sa famille perdirent une de leur plus grande source de réconfort et de force qui les avait soutenus à travers les moments difficiles. L’année pendant laquelle la noble Khadîdjah – qu’Allâh l’agrée, puis ensuite Abu Tâlib, moururent, fut appelé l’année de la tristesse. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ), à présent une jeune fille, fut vivement attristée par la mort de sa mère. Elle pleura des larmes amères et pendant quelques temps fut si frappée par la douleur que sa santé se détériora. On craignit même qu’elle ne meure de chagrin.

Bien que sa sœur aînée, Umm Kulthum, demeurait dans la même famille, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) réalisa qu’elle avait maintenant une grande responsabilité avec le décès de sa mère. Elle ressentait qu’elle devait donner à son père un soutien encore plus fort. Avec une tendresse affectueuse, elle se dévoua pour veiller à ses besoins. Elle fut si soucieuse par le bien-être de son père qu’on commença à l’appeler Umm Abi-ha, la mère de son père. Elle lui apportait ainsi un soulagement et un réconfort pendant les moments d’épreuve, de difficulté et de crise.

Souvent les épreuves étaient trop pour elle. Une fois, à cette époque, une foule insolente amoncela de la poussière et de la terre sur la gracieuse tête de Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam). Quand il rentra à la maison, elle pleura abondamment et essuya la poussière de la tête de son père. ‘Ne pleure pas’ dit-il ‘ qu’Allah protège ton père’.

Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) avait un profond amour pour Fâtimah (radhia Allâhou anhâ), il dit une fois : ‘Quiconque plait à Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) plait en réalité à Dieu, et quiconque cause sa colère cause en réalité celle de Dieu. Fâtimah – qu’Allâh l’agrée – est une partie de moi. Ce qui lui plait me plait aussi, et ce qui l’a met en colère me met aussi en colère’

Il dit aussi : ‘Les meilleures femmes au monde sont au nombre de quatre : la vierge Marie, Âsiyâ la femme de Pharaon, Khadîdjah – qu’Allâh l’agrée – la mère des croyants, et Fâtimah – qu’Allâh l’agrée – la fille de Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam).’ Fâtimah acquit ainsi une place d’amour et d’estime dans le cœur de son père, qui n’était occupé que par sa femme Khadîdjah.

On donna à Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) le titre de Az-Zahrâ’, ce qui signifie la Resplendissante, en rapport avec son visage radieux, qui semblait diffuser de la lumière. On dit que lorsqu’elle se levait pour la prière, le mihrab reflétait la lumière de son visage. On l’appelait aussi Al-Batûl, en raison de son ascèse. Au lieu de passer son temps en compagnie d’autres femmes, elle passait beaucoup de son temps en prière, à lire le Coran ou à d’autres actes d’adoration (`ibâdah)

Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) avait une forte ressemblance avec son père, le Messager de Dieu (sallallâhou alayhi wa sallam). Aishah – qu’Allâh l’agrée, l’épouse du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), dit d’elle : ‘je n’ai jamais vu une créature de Dieu qui ressemblait davantage au Messager de Dieu (sallallâhou alayhi wa sallam) dans son langage, sa conversation et sa façon de s’asseoir que Fâtimah – qu’Allâh l’agrée.’ Quand le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) la voyait s’approcher, il l’accueillait, se levait et l’embrassait, la prenait par la main et la faisait asseoir à l’endroit où il était assis. Elle faisait de même quand le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) venait vers elle. Elle se levait, l’accueillait avec joie et l’embrassait.

Les bonnes manières de Fâtimah (radhia Allâhou anhâ), son doux langage, faisaient partie de sa ravissante et sympathique personnalité. Elle était particulièrement gentille avec les pauvres et les nécessiteux, et donnait souvent toute la nourriture qu’elle avait à quelqu’un qui se trouvait dans le besoin même si elle-même restait sur sa faim. Elle n’avait aucun amour pour les ornements, ni pour le luxe et le confort de la vie. Elle vivait simplement, bien que, parfois, comme nous le verrons, les circonstances étaient vraiment trop éprouvantes et trop difficiles pour elle.

Elle a hérité de son père une éloquence convaincante, puisée dans la sagesse. Quand elle parlait, les gens étaient souvent émus aux larmes. Elle avait la capacité et la sincérité pour créer des émotions, émouvoir les gens aux larmes, et emplir leur cœur de louange et de gratitude pour Dieu pour ses faveurs et sa générosité inestimable.

Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) émigra à Medinah quelques semaines après le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). Elle y alla avec Zayd ibn Harithah, qui fut renvoyé par le Prophète à Makkah pour amener le reste de la famille, dont Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) et Umm Kulthum, Sawdah, la femme du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), la femme de Zayd, Barakah et son fils Usâmah. Pour voyager avec le groupe il y avait également Abdullah le fils d’Abu Bakr, qui accompagnait sa mère et ses sœurs, Aishah et Asmâ’.

A Madinah, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) vivait avec son père dans la simple demeure qu’il avait construite, jouxtant la mosquée. En l’an 2 de l’Hégire, elle reçut des propositions de mariage par l’intermédiaire de son père, dont deux furent rejetées. Ali (radhia Allâhou anhou), le fils d’Abu Tâlib, rassembla alors son courage et vint demander sa main au Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). En présence du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) pourtant, il se laissa intimider et perdit sa langue. Il ne quitta pas le sol des yeux et ne put dire un mot. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) lui demanda alors : ‘Pourquoi es-tu venu ? As-tu besoin de quelque chose ?’ Ali (radhia Allâhou anhou) ne pouvait toujours pas parler alors le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) suggéra : ‘Peut-être es-tu venu pour demander Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) en mariage ?’ ‘Oui’ répondit Ali (radhia Allâhou anhou). Selon ce qu’on rapporte, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) dit simplement : ‘Marhaban wa ahlan- Bienvenue dans la famille’ et cela fut prit comme l’approbation du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) par Ali (radhia Allâhou anhou) et par les Ansars qui l’attendaient dehors. On rapporte aussi que le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) approuva et demanda à Ali (radhia Allâhou anhou) s’il avait quelque chose à donner en dot. Ali (radhia Allâhou anhou) répondit que non. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) lui rappela qu’il avait un bouclier qu’il pouvait vendre.

Ali (radhia Allâhou anhou) vendit le bouclier à Uthman pour quatre dirhams et pendant qu’il se dépêchait de retourner chez le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) pour lui remettre la dot, Uthman l’arrêta et lui dit :

‘Je te rends ton bouclier comme cadeau de ma part pour ton mariage avec Fâtimah (radhia Allâhou anhâ)’. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) et Ali (radhia Allâhou anhou) se marièrent donc probablement au début de l’an 2 de l’Hégire. Elle avait environ 19 ans à ce moment, et Ali (radhia Allâhou anhou) en avait environ 21. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) lui-même dirigea la cérémonie du mariage. Pour le « Walîmah », on servit aux invités des dattes, des figues et une mixture de dattes et de beurre gras appelé hais. Un membre dirigeant des Ansars offrit un bélier et d’autres firent des dons de céréales. Tout Madinah se réjouit.

Pour son mariage, on rapporte que le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) offrit à Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) et à Ali (radhia Allâhou anhou) un lit de bois entrelacé de feuilles de palmes, une couverture de lit en velours, un coussin en cuir rempli de fibres de palmes, une peau de mouton, une marmite, une outre en peau et une meule manuelle pour moudre le grain.

Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) quitta pour la première fois la maison de son bien-aimé père pour vivre avec son mari. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) était clairement inquiet à son sujet et envoya Barakah avec elle au cas où elle aurait besoin d’aide. Aucun doute que Barakah était source de réconfort et de consolation pour elle. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) pria pour elle :

‘O Allah, bénit les tous deux, bénit leur maison et bénit leur descendance’. Dans l’humble demeure d’Ali (radhia Allâhou anhou) il y avait seulement une peau de mouton en guise de lit. Le matin qui suivit la nuit de noces, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) vint chez Ali (radhia Allâhou anhou) et toqua à la porte. Barakah sortit et le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) lui dit : ‘ O Umm Ayman ? Appelle mon frère pour moi’

‘Ton frère ? C’est celui à qui tu as marié ta fille ?’ demanda Barakah de façon quelque peu dubitative comme si elle se demandait : ‘Pourquoi le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) appelle Ali (radhia Allâhou anhou) son frère ?’

Il faisait référence à Ali (radhia Allâhou anhou) comme son frère seulement parce que faisant partie des musulmans qui se joignirent à la fraternité après l’hijrah, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) et Ali (radhia Allâhou anhou) était donc liés comme des frères.

Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) répéta ce qu’il venait de dire à plus haute voix. Ali (radhia Allâhou anhou) vint et le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) fit une du’a, invoquant les bénédictions de Dieu sur lui. Puis il demanda Fâtimah (radhia Allâhou anhâ). Elle arriva se faisant presque toute petite, dans un mélange de respect et de timidité et le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) lui dit :

« Je t’ai marié à la personne de ma famille qui m’est le plus cher », de cette façon il cherchait à la rassurer. Elle ne commençait pas à vivre avec un parfait étranger mais avec quelqu’un qui avait grandi dans la même famille, qui était l’un des premiers à être devenu musulman à un jeune âge, qui était connu pour son courage, sa bravoure et sa moralité, et que le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) décrivait comme ‘son frère dans ce monde et dans l’au-delà’.

La vie de Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) avec Ali (radhia Allâhou anhou) fut aussi simple et sobre qu’elle l’avait été chez son père. En fait, en ce qui concerne le confort matériel, c’était une vie de difficultés et de privations. Durant leur vie commune, Ali (radhia Allâhou anhou) resta pauvre car il n’attachait que peu d’importance aux richesses matérielles.

Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) était la seule parmi ses sœurs à ne pas avoir épouser un homme riche.

En fait, on pourrait dire que la vie de Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) avec Ali (radhia Allâhou anhou) était même plus rigoureuse que celle qu’elle eut chez son père. Au moins, avant le mariage, il y avait toujours dans la famille du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) une quantité de mains prêtes à aider. Mais maintenant elle devait faire face seule, de fait. Pour soulager leur pauvreté extrême, Ali (radhia Allâhou anhou) travaillait comme peintre et porteur d’eau et elle comme broyeuse de céréales. Un jour elle dit à Ali (radhia Allâhou anhou) :

« J’ai moulu jusqu’à ce que mes mains se couvrent de cloques.

- J’ai puisé de l’eau jusqu’à en avoir mal à la poitrine, » répliqua Ali (radhia Allâhou anhou). Celui-ci suggéra à Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) : « Dieu a donné à ton père quelques prisonniers de guerre, va lui demander de te donner un esclave ».

A contrecœur, elle alla chez le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) qui lui dit : « qu’est-ce qui t’amène ici, ma petite fille  ?

Je suis venue te donner le Salam, » dit-elle de peur qu’il ne puisse lui donner ce qu’elle avait l’intention de demander.

« Que faisais-tu ? demanda Ali (radhia Allâhou anhou) lorsqu’elle repartit seule.

- J’avais honte de lui demander, dit-elle. Alors tous deux vinrent ensemble mais le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) sentit qu’ils étaient moins dans le besoin que d’autres.

- Je ne vais pas vous le donner, dit-il, et laisser les Ahl as-Suffah (pauvres musulmans restés dans la mosquée) tourmentés par la faim. Je n’ai pas assez pour leur nourriture… ».

Ali (radhia Allâhou anhou) et Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) rentrèrent chez eux, et se sentirent quelque peu découragés mais cette nuit, après qu’ils soient allés se coucher, ils entendirent la voix du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) leur demandant la permission d’entrer. Pour l’accueillir, ils se levèrent, mais le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) leur dit :

‘Restez où vous êtes’ et il s’assit à côté d’eux ‘Ne vous indiquerais-je pas quelque chose de meilleur que ce que vous êtes venus me demander ?’ demanda-t-il et ils lui dirent ‘Si’, il dit  : ‘Les mots que Jibril m’a enseignés, que vous pouvez dire : ‘Subhaan Allah’ dix fois après la prière, et dix fois « AI hamdu lillah’ et dix fois « Allahu Akbar ». Et ceci, avant de dormir, il faut que vous le disiez 33 fois chacun.

Ali (radhia Allâhou anhou) dit plus tard : ‘je n’ai jamais manqué de le faire depuis que le Messager de Dieu (sallallâhou alayhi wa sallam) nous l’a enseigné’

Il existe plusieurs récits sur les temps durs et difficiles auxquels Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) a du faire face. Il n’y avait souvent aucune nourriture chez elle. Une fois, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) était affamé. Il alla de l’un à l’autre des appartements de ses femmes mais il n’y avait pas de nourriture. Il alla alors chez Fâtimah (radhia Allâhou anhâ), et elle n’avait pas non plus de nourriture. Quand il trouva en fin de compte de la nourriture, il envoya deux miches de pain et un morceau de viande à Fâtimah (radhia Allâhou anhâ). Une autre fois il alla chez Abu Ayyub al-Ansari et de la nourriture qui lui fut donnée, il en garda pour elle. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) savait aussi quand le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) n’avait pas de nourriture pendant de longues périodes, et en retour elle lui en apportait quand elle le pouvait. Une fois, elle lui donna un morceau de pain d’orge, et il lui dit ‘c’est la première nourriture que ton père a mangée depuis trois jours’.

Par ces actes de bonté, elle montrait combien elle aimait son père et il l’aimait vraiment en retour.

Un jour, il revenait d’un voyage hors de Madinah. Il se rendit d’abord à la mosquée et pria deux ra’kats comme de coutume. Puis, comme il le faisait souvent, il se rendit chez Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) avant d’aller chez ses femmes. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) l’accueillit et embrassa son visage, sa bouche et ses yeux et pleura.

‘Pourquoi pleures-tu ?’ demanda le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam).

‘Je te vois, O Rasul Allah, ton teint est pâle et jaune et tes habits sont devenus usés et élimés.’ ‘O Fâtimah (radhia Allâhou anhâ)’ répondit le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) tendrement ‘Ne pleure pas car Allah a envoyé ton père avec une mission qui touchera chaque maison sur la surface de la terre, que ce soit dans les villes, les villages ou les campements du désert apportant soit la gloire soit l’humiliation jusqu’à ce que cette mission soit accomplie avant que la nuit ne tombe inévitablement.’

Avec de telles observations, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) était souvent amenée de la dure réalité de la vie quotidienne à un aperçu des perspectives immenses et de grande portée ouvertes par la mission dont était investi son noble père.

Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) retourna par la suite vivre dans une maison proche de celle du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). L’endroit fut offert par un Ansari qui savait que le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) se réjouirait d’avoir sa fille comme voisine. Tous les deux partageaient le quotidien mouvementé de la vie à Médine, aussi bien dans la joie et la réussite que dans la peine et la difficulté.

Au milieu de la seconde année suivant la Hijrah sa sœur Ruqayyah tomba malade : Elle fut prise par la fièvre et la rougeole. Ce fut peu de temps avant la bataille de Badr. Uthman (radhia Allâhou anhou), son mari, resta à ses côtés et manqua la bataille. Ruqayyah mourut juste avant le retour de son père. De retour à Medinah, un des premières choses qu’il fit fut de se rendre sur sa tombe.

Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) y alla avec lui. C’était la première perte qu’ils subirent au sein de leur proche famille depuis la mort de Khadîdjah (radhia Allâhou anhâ). Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) fut énormément touchée par la mort de sa sœur. Les larmes coulèrent de ses yeux dès qu’elle s’assit à côté de son père sur le bord de la tombe, et il la consola et chercha à sécher ses larmes avec le coin de son manteau.

Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) avait auparavant parlé des lamentations de la mort, mais cela avait amené un malentendu et quand il revinrent du cimetière, la voix d’Umar (radhia Allâhou anhou) en colère fut entendue, contre les femmes qui pleuraient pour les martyrs de Badr et pour Ruqayyah. ‘Umar laisse-les pleurer’ dit le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) et il ajouta : ‘Ce qui vient du cœur et des yeux, cela vient d’Allah et de sa miséricorde, mais ce qui vient des mains et de la langue, cela vient de Satan’ – par « les mains », il faisait allusion au fait de se frapper la poitrine et de se gifler les joues et par « la langue », aux cris en cœur lancés par les femmes, comme une marque publique de sympathie.

Uthman (radhia Allâhou anhou) épousa plus tard l’autre fille du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), Umm Kulthum (radhia Allâhou anha), et de ce fait devint le Dhu-n Nurayn –l’homme aux deux lumières.

La perte dont souffrit la famille avec la mort de Ruqayyah (radhia Allâhou anha) fut suivie par la joie quand, au grand plaisir de tous les croyants, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) donna naissance à un garçon au mois de Ramadan de la troisième année après l’hégire. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) prononça l’Adhan dans l’oreille du nouveau-né et l’appela Al-Hasan, ce qui signifie le beau.

Un an plus tard elle donna naissance à un autre garçon, qui fut appelé Al-Husayn, ce qui signifie le petit Hassan ou ‘le petit beau’. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) emmenait souvent ses deux fils voir leur grand-père qui les aimait excessivement. Plus tard il les emmenait à la Mosquée et ils grimpaient sur son dos quand il se prosternait. Il fit de même avec sa petite-fille, Umamah, la fille de Zaynab.

Huit ans après l’hégire, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) donna naissance à un troisième enfant, une fille qu’elle nomma comme sa sœur aînée Zaynab, qui était décédée peu avant sa naissance. Cette Zaynab grandit et fut l’héroïne de Karbala. Le quatrième enfant de Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) naquit l’année d’ensuite. L’enfant était aussi une fille et elle l’appela Umm Kulthum comme sa sœur qui mourut l’année précédente d’une maladie. Ce fut seulement par la progéniture de Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) que la descendance du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) fut perpétuée. Tous les enfants mâles du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) étaient morts en bas âge et les deux enfants de Zaynab (radhia Allâhou anha), Ali et Umamah, moururent jeunes. L’enfant de Ruqayyah, Abdullah, mourut aussi alors qu’il n’avait pas deux ans. Cela était une raison supplémentaire à l’admiration accordée par le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) pour Fâtimah (radhia Allâhou anhâ).

Bien que Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) était souvent occupée avec les grossesses, les naissances, et l’éducation des enfants, elle prenait part autant qu’il lui était possible aux affaires de la communauté musulmane grandissante de Madinah.

Avant son mariage elle était une sorte d’hôtesse pour les pauvres et les démunis d’Ahl as-Suffah. Dès la fin de la bataille d’Uhud, elle vint avec d’autres femmes sur le champ de bataille, pleura les martyrs morts et prit le temps de panser les blessures de son père. Au coirs de la bataille des tranchées, elle joua un rôle majeur de soutien avec d’autres femmes en préparant à manger durant le long et difficile siège. Dans son camp, elle menait la prière des femmes musulmanes et à cet endroit on construisit une mosquée appelée Masjid Fâtimah, une des sept mosquées où les musulmans étaient de garde et accomplissaient leurs adorations.

Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) accompagna aussi le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) quand il fit la Umrah au cours de la 6ème année de l’Hégire, après le traité d’Hudaybiyyah. L’année qui suivit, elle et sa sœur Umm Kulthum furent parmi la foule nombreuse de musulmans qui participèrent avec le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) à la libération de Makkah. On rapporte qu’en cette occasion, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) et Umm Kulthum (radhia Allâhou anha) visitèrent la maison de leur mère Khadîdjah (radhia Allâhou anhâ), se rappelèrent les souvenirs de leur enfance et de leur jihad, des longs combats dans les 1ères années de mission du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam).

Au cours de Ramadhan de la 10ème année, juste avant qu’il n’accomplisse son pèlerinage d’adieu, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) confia à Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) un secret révélé à personne jusqu’alors :

‘Jibril me récitait le Quran et je le lui récitais une fois par an, mais cette année il l’a récité avec moi deux fois. Je suis bien forcé de croire que mon temps est venu’

De retour de son pèlerinage d’adieu, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) tomba gravement malade. Il passa ses derniers jours dans l’appartement de sa femme Aishah (radhia Allâhou anha). Quand Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) venait lui rendre visite, Aishah (radhia Allâhou anha) laissait le père et sa fille seuls ensemble.

Un jour il appela Fâtimah (radhia Allâhou anhâ)… quand elle vint il l’embrassa et murmura quelques mots dans son oreille. Elle pleura. Alors il murmura à nouveau dans son oreille et elle sourit. Aishah (radhia Allâhou anha) vit cela et demanda : ‘tu pleures et tu ris en même temps Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) ? Que t’a dit le Messager de Dieu (sallallâhou alayhi wa sallam) ?’

‘Il me dit d’abord qu’il allait rencontrer son Seigneur dans un court instant et j’ai pleuré.’ Il me dit alors : ‘Ne pleure pas tu seras la 1ère de ma maison à me rejoindre et là j’ai souris.’

Peu de temps après, le Noble Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) décéda. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) était frappée de chagrin et on la vit souvent pleurer abondamment. Un des compagnons nota qu’il ne vit plus Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) rire après la mort de son père.

Un matin, tôt, au cours du mois de Ramadhan, 5 mois seulement après la mort du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) se réveilla semblant exceptionnellement heureuse et pleine de gaieté. L’après-midi, on rapporte qu’elle appela Salma bint Umays (radhia Allâhou anha) qui veillait sur elle. Elle demanda de l’eau et prit un bain. Elle mit alors de nouveaux habits et se parfuma. Elle demanda ensuite à Salma de mettre son lit dans la cour de la maison. Le visage tourné vers le ciel au-dessus, elle demanda son mari Ali – qu’Allâh l’agrée et honore sa face.

Il fut surpris de la voir étendue au milieu de la cour et lui demanda ce qui n’allait pas. Elle sourit et dit : ‘j’ai rendez-vous aujourd’hui avec le Messager de Dieu (sallallâhou alayhi wa sallam)’

Ali – qu’Allâh l’agrée et honore sa face – pleura et elle essaya de le consoler. Elle lui dit de prendre soin de ses fils Al-Hasan et Al-Husayn et demanda à être enterrée sans cérémonie. Elle fixa à nouveau le ciel, puis ferma les yeux et rendit l’âme.

Fâtimah – qu’Allâh l’agrée – la resplendissante n’avait que 29 ans… Qu’Allah l’agrée. Âmine.

Source: «Musulmane et Fière de l’être».

 

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