LETTRE A MES COUSINS DE TLEMCEN ET D’ORAN ET A TOUS MES...

LETTRE A MES COUSINS DE TLEMCEN ET D’ORAN ET A TOUS MES FRERES ALGERIENS

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Cela fait un bail,  n’est-ce-pas, que l’on ne s’est pas parlé et c’est grave.

 

Samedi dernier, vous le savez désormais, j’ai eu la sereine et vivifiante témérité de m’adresser à S.E Abdelaziz Bouteflika, Président de la République Algérienne. Le message de vœux et de félicitations qu’il avait envoyé à notre Roi à l’occasion  du 57ème Anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple constitua pour moi une opportunité providentielle pour franchir le pas, avec tout le respect et les égards dûs au statut du Premier Citoyen d’Algérie qui, principalement depuis sa réélection en 2009 à la tête de l’Etat, incarne les promesses et espérances  du peuple frère.

J’ai osé et je sais, par une sorte de sixième sens et de foi toute paysanne que je n’aurais pas à le regretter. Ma lettre (au demeurant virtuelle mais chaleureuse) ne finira pas dans les poubelles de quelque bureau du Palais de la Mouradia et je suis intimement convaincu que le Président l’a lue malgré l’insignifiance de son auteur, lequel ne se prévaut que de l’incommensurable amour qu’il a pour nos deux pays. Ma bouteille à la mer à moi, et tôt ou tard, il en sortira quelque chose, pour sûr !
Souvenez-vous cousins ! Il y a un peu plus d’un an à l’initiative d’un compatriote d’ici (l’infatigable et très productif Abdelrhni BENSAID), un véritable cri du cœur a été lancé pour appeler, de part et d’autre, à la réouverture des frontières. A ce jour, plus de 20.000 personnes, hommes, femmes, jeunes et moins jeunes ont souscrit à cette initiative et l’ont bénie sans restriction. Les signataires de ce pathétique Manifeste de l’Espoir sont Marocains et Algériens, mais sont constitués aussi de bonnes volontés disséminés aux quatre coins du monde, foncièrement préoccupés par la situation actuelle de nos relations bilatérales et résolument déterminées à tout mettre eu œuvre pour les hisser au niveau qui leur échoit.

Vous avez, bien sûr, contresigné ledit appel à l’instar de tous nos proches et continuez à propager la bonne parole pour faire des adeptes et des disciples.

Ne vous découragez pas ! Ne vous démobilisez pas ! Ne baissez pas la garde !
Ne faites pas comme ce quidam qui veut attendre d’être élu à la  tête de l’ONU avant d’œuvrer pour la paix des peuples. Continuez à y croire et à vous dire que très bientôt les frontières et les cœurs s’ouvriront et que votre action n’est pas moins déterminante que celle de ceux qui nous gouvernent. La paix, je ne vous apprends rien, est l’affaire de tous et est un impératif de tous les instants. Pensez-y et continuez à y croire et à vous remémorer cette belle leçon de constance et de persévérance qui m’a été racontée par le grand Pierre Harbi Franco-Algérien né à Tamanrasset et candidat à la présidence de la République Française.

Un gigantesque incendie s’était déclaré dans une forêt amazonienne. La faune affolée ne sut à quel saint se vouer ni quoi faire. Seul un oiseau-mouche faisait d’incessants va-et-vient entre une rivière toute proche et le foyer du sinistre. Intrigué par ce manège, un éléphant inerte et impassible apostropha le minuscule volatile qui, après avoir déversé une gouttelette sur le brasier répondit : «  Je fais ce que dois, le reste appartient à Dieu, mais je me devais de le faire». Méditons ensemble, ici et là-bas, cette profession de foi et n’hésitons pas nous-mêmes à continuer à apporter chaque jour que Dieu fait, notre contribution, si infime soi- elle à l’Edifice de la paix.

Abdezahid Hayat Mansouri

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