LE MAROC, COMME ULTIME DEMEURE POUR LE CHANTRE DE L’ENTENTE MONOTHEISTE

LE MAROC, COMME ULTIME DEMEURE POUR LE CHANTRE DE L’ENTENTE MONOTHEISTE

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Le Maroc, terre d’accueil des hommes et point de convergence des cultes et des idées-force, était en quelque sorte prédestiné à recevoir la dépouille du défunt penseur et l’on doit voir dans ce choix un symbole qu’il faudra à nous tous méditer à sa juste signification.

 

Voilà un homme, né dans un douar de Kabylie (Algérie) élevé pour des raisons de convenances familiales par des Pères Blancs, l’affaire dès l’enfance aurait pu être entendue comme pour la plupart de ces condissiples convertis sans coup férir au christianisme (et ce n’est un secret pour personne). Or, non seulement, Mohamed Arkoun n’a rien renié de ses origines confessionnelles mais il a eu pour credo de s’investir corps et âme dans le long et laborieux cheminement du dialogue intercultuel. Son cursus prestigieux était là, en outre, pour conférer à sa voix la crédibilité conforme à une notoriété universelle ligitimée.

Pour nous, à Actu-Maroc, cet événement post mortem de la part d’un illustre savant est motif d’espérance et non de division oiseuse.

Le Maroc n’est que le prolongement physique et ethnographique de l’Algérie et inversement ; si donc le défunt penseur a choisi d’être enterré à Casablanca, cela n’obéit qu’ à une logique qui se dicte  d’elle-même afin de ne pas insulter l’avenir et laisser la porte ouverte à toutes les virtualités, à tous les possibles.

Là ou désormais le grand islamologue est enterré depuis ce vendredi saint devrait devenir pour nous tous un lieu recueillement et de méditation pour perpétuer le message  de celui qui avait pour idéal : la paix des peuples, la concorde des hommes et qui faisait tout pour mettre fin à la guéguerre des religieux et nous épargner les affres  d’une absurde guerre des religions en plein vingt et unième siècles.

Efforçons nous de ne rien trahir de son message perpetuel et d’être dignes de son héritage spirituel.

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