Trois Français enlevés au large du Nigeria

Trois Français enlevés au large du Nigeria

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Trois Français ont été enlevés dans la nuit de mardi à mercredi au cours d’une attaque sur le champ pétrolier d’Addax, au large du Nigeria, a annoncé mercredi le groupe Bourbon. L’information a été confirmée par le ministère des Affaires étrangères. «Le navire Bourbon Alexandre et ses 16 membres d’équipage ont fait l’objet d’un assaut conjugué de plusieurs canots rapides. Trois membres d’équipage de nationalité française ont été enlevés; les treize autres membres d’équipage sont restés à bord et aucun blessé n’est à déplorer», précise l’entreprise spécialiste des services maritimes pour l’offshore pétrolier, dans un communiqué. Le groupe n’a pas souhaité préciser la nationalité des treize personnes restées à bord.

L’enlèvement n’a pas été revendiqué. Les familles des personnes concernées ont été prévenues et une cellule de crise a été mise en place par Bourbon à Marseille. Elle «évalue la situation en temps réel et est mobilisée pour obtenir une libération dans les meilleurs délais et conditions de sécurité», ajoute le communiqué. Bourbon indique travailler avec les autorités françaises et nigérianes et précise qu’il «ne fera aucun autre commentaire qui pourrait nuire à la libération des membres d’équipage enlevés».

Le large du Nigeria est connu pour être une zone où opèrent des pirates, selon le Bureau maritime international. Les attaques visant l’industrie pétrolière et les rapts de salariés d’entreprises étrangères sont monnaie courante. Notamment dans le Delta du Niger, dans le sud-est du Nigeria,, où des militants en lutte depuis 2006 dénoncent l’absence de retombées pour la population locale de la manne pétrolière.

Ce n’est pas la première fois que des employés du groupe Bourbon sont victimes d’enlèvements. En janvier 2009, neuf membres d’équipage du navire «Bourbon Leda» avaient été kidnappés, puis libérés quelques jours après. En octobre 2008, dix marins du groupe,dont sept Français ,avaient été pris en otage au large du Cameroun, avant d’être relâchés au bout de dix jours.

Il n’y aurait donc pas de lien évident entre ce rapt et celui du Niger, intervenus à quelques jours d’intervalle dans deux zones géographiquement proches. Le 16 septembre, un groupe de sept personnes dont cinq Français, salariés des groupes Areva et Satom, une filiale du groupe Vinci, ont été enlevés à Arlit. Le kidnapping a été revendiqué par al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) mardi soir.

 

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