2014: UNE ANNÉE NOIRE POUR L’ALGÉRIE

2014: UNE ANNÉE NOIRE POUR L’ALGÉRIE

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A commencer par l’état de santé de leur président, une nouvelle fois transporté d’urgence dans un hôpital en France pour la deuxième fois en l’espace d’un mois suite à des complications gardées secrètes qui font peser de sérieux doutes sur le temps qui lui reste à vivre et sa longévité à la tête d’un état dont le présent et l’avenir dépendent des diagnostics médicaux.

L’autre gros point d’interrogation reste la situation économique du pays qui se dégrade de jour en jour, hypothéquée à son tour par la baisse constante des prix du pétrole dont le pays tire l’essentiel de ses revenus, chose qui a vidé ses caisses.

Or, pour sa prochaine loi de finances, le gouvernement algérien n’a pas anticipé sur cette nouvelle donne peu réjouissante, ce qui va remettre en cause bon nombre de grands projets d’infrastructures et à caractère social et alimenter la tension qui a été le lot quotidien dans plusieurs régions avec la multiplication de manifestations réprimées dans le sang.

Pris à son propre piège et alors qu’il avait prévu une hausse de l’ordre de 41% du budget de l’équipement pour l’an prochain et un soutien financier de l’ordre de 30 % du PIB en faveur des prix du gaz, de l’électricité et de l’essence ainsi que des produits alimentaires de base comme la farine, la semoule, le sucre et l’huile… Or, il se fait que ce gouvernement ne pourra pas faire marche arrière et décider de l’annulation pure et simple de ces dispositions pour l’année prochaine, puisque cette loi a été adoptée au parlement et se trouve à la présidence pour ultime aval. Reste à présent à savoir comment ce gouvernement va se sortir d’un exercice d’équilibre impossible et de revenir sur des promesses intenables.

A ce tableau très sombre, il faudra ajouter l’agitation politique et le mécontentement largement partagé par la majorité des partis qui réclament à cor et à cri les changements constitutionnels promis mais qui tardent à voir le jour poussant à bout les acteurs politiques qui n’excluent pas l’embrasement. Les révoltes en Kabylie et la menace toujours présente d’une résurgence du terrorisme islamique ne font, pour leur part, qu’accentuer ce climat d’incertitude à l’heure où les échecs répétés de la diplomatie algérienne ont fait glisser le pays vers un isolement qu’il tente de combler en prenant pour cible son voisin marocain en s’appuyant sur des procédés indignes et de bas niveau.

PAR JALIL NOURI

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