2ème ANNIVERSAIRE SANS JOIE DU PJD A LA TÊTE DU GOUVERNEMENT

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Après une première année d’exercice marquée par des sorties de piste en matière de gouvernance et de déclarations à l’emporte-pièce, le parti islamiste, dont c’est la première expérience dans la gestion des affaires publiques, s’est trouvé face à une autre épreuve, la cohabitation tumultueuse avec ses alliés istiqlaliens qui a fini par déboucher sur une longue crise avant leur départ du gouvernement, obligeant les islamistes à s’appuyer sur le RNI, déserteur de l’opposition.

Déstabilisé par cette amère mésaventure pour sa première expérience gouvernementale, le PJD, s’appuie aujourd’hui sur cet incident de parcours, somme toute normal, pour justifier ses échecs à répétition et son incapacité à mener des réformes structurelle comme il s’était engagé à le faire dans son programme électoral. Durant ces deux dernières années passées à vouloir marquer les esprits plutôt que des points dans le champs des réalisations concrètes, le parti islamiste et surtout son chef parallèlement premier ministre, Abdelilah Benkirane, a préféré faire de la politique-spectacle pour masquer ses défaillances, ses ratés et ses incohérences sur fond de diatribes enflammées empreintes de démagogie.

Alors qu’il est attendu dans les prochains jours au parlement pour venir présenter un bilan exhaustif de l’action de son gouvernement depuis son entrée en fonction dans ses versions 1 et 2, il ne faudra pas s’attendre à autre chose que quelques réformettes sur le plan social par la distribution de quelques centaines de dirhams aux plus démunis alors que ce même gouvernement qui se veut le plus compatissant de tous ses prédécesseurs s’apprête à annoncer une batterie de hausses en tous genres qui vont lourdement affecter la situation sociale de ces couches défavorisées.

Marchant sur des œufs avec ses alliés au gouvernement pour ne pas répéter un scénario similaire à celui des istiqlaliens, le parti islamiste qui a beaucoup perdu dans sa courbe de popularité souhaite à présent rattraper le temps perdu cette troisième année de son mandat après avoir reconnu publiquement ses échecs répétés depuis son arrivée aux affaires.

 

 

 

 

Actu-maroc.com

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