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C’est à croire que les affaires de mœurs continuent de s’abattre sur la deuxième chaîne de télévision comme une malédiction. Alors que l’affaire de la journaliste stagiaire qui accuse le patron de la chaîne d’harcèlement et de viol est toujours aux mains de la justice, la diffusion d’un documentaire dimanche dernier à une heure de grande écoute traitant de l’amour et des relations sexuelles chez les marocains a créé une véritable levée de boucliers au sein de l’opinion publique qui n’est pas prête de s’éteindre puisqu’elle a pris des proportions inattendues sur les réseaux sociaux.
Ce n’est pas tant le sujet en lui-même qui a indigné l’opinion publique, largement conservatrice en ce sens que beaucoup de marocains regardent la télévision en famille, mais c’est le langage cru, frisant parfois la vulgarité, qui est reproché au réalisateur de ce documentaire tapageur.
Et à leur grande et mauvaise surprise, les téléspectateurs apprendront un peu plus tard, que ce réalisateur n’est autre que Nabyl Ayouch, l’auteur sulfureux du film « Zine Li Fik » qui a choqué tous les marocains pour ses images osées et son langage très osée avec des prostituées pour actrices qui y jouaient leur propre rôle.
La condamnation est de ce fait sans appel sur les réseaux sociaux et une partie de la presse qui y voit une provocation de la chaîne 2M qui a porté atteinte doublement à la morale en faisant appel à ce réalisateur qui a utilisé les mêmes procédés dans le documentaire sur une chaîne publique financée par l’argent des marocains, de surcroit.
Par Jalil Nouri

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