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Personnel et management de la deuxième chaîne de télévision sont sous le choc depuis qu’ils ont appris cette semaine deux mauvaises nouvelles en même temps, à savoir les résultats catastrophiques communiqués par la Cour des Comptes qui lui ont valu un zéro en matière de gestion et le double refus de l’état et de la SNI, actionnaire à 20 %, de se porter au secours de 2M, par le biais d’une énième recapitalisation vitale à court terme.
Il y a donc un grand péril en la demeure et l’on ne voit pas, à moins d’un miracle, comment la chaîne pourrait se relever de cette grave situation. Ce miracle ne peut provenir que du roi qui pourrait demander au gouvernement de défaire les cordons de la bourse et à sa holding de la SNI de consentir un effort supplémentaire pour que 2M reste en vie, même sous perfusion, en attendant une solution qui reste difficile à envisager réellement les clignotants sont restés au rouge pendant toutes ces dernières années sans qu’une proposition de rachat par un opérateur privé ne se concrétise, une éventualité maintes fois envisagée par l’état, qui a déboursé des sommes colossales sans espoir de récupérer ses investissements.
Dès lors, c’est une attente angoissante qui pèse sur le moral de ceux qui y travaillent depuis ses débuts à la fin des années 80, une époque glorieuse de courte durée qu’ils ne sont pas prêts de revivre, ni les plus anciens, ni les nouveaux qui ont rejoint un bateau qui n’a cessé de tanguer.

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