35.000 à 40.000 personnes aux manifestations organisées le 20 mars dans plusieurs...

35.000 à 40.000 personnes aux manifestations organisées le 20 mars dans plusieurs villes du Maroc

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Les manifestants brandissaient des banderoles et scandaient des slogans notamment en faveur d’une bonne gouvernance, contre la cherté de la vie et réclamant l’amélioration des conditions sociales.

Ils ont particulièrement dénoncé «la corruption et le clientélisme» qui gangrènent la classe politique marocaine, mais également la répression systématique de la liberté d’expression. «Barka min el bouliss, zidouna fel madariss» (assez de police, nous voulons des écoles), scandaient à tue-tête les marcheurs. D’autres slogans tels que «Le peuple marocain réclame le changement» et «Liberté et dignité pour le peuple» ont été scandés par les manifestants. Une autre revendication, concernant la constitutionnalisation de la langue amazighe, était largement soutenue par les protestataires. Le volet social a également pris une place prépondérante dans les demandes exprimées par une jeunesse survoltée, mais très disciplinée. «Vos enfants mangent à leur faim, vos enfants vont à l’école, les enfants du peuple sont délaissés», criaient-ils.
L’un des manifestants, qui se déplaçait sur une chaise roulante, brandissait carrément un pain.
Le Mouvement a dénoncé le chômage des diplômés et des non diplômés, les salaires de misère et l’exploitation de ceux qui travaillent, l’accès limité de la population à l’instruction et aux soins, la dilapidation des deniers publics, le répression systématique de tous ceux qui réclament leurs droits et, pour finir, l’injustice et la «hogra».

À Rabat, des slogans visaient aussi des personnalités proches du roi, dont M. Fouad El Himma et M. Mounir Majidi accusés par certains manifestants d’avoir une influence excessive sur la vie politique et économique marocaine. « El Himma dégage », « Majidi dégage » proclamaient des pancartes.

Le nombre de participants variaient selon les villes entre 12, soit la plus faible manifestation, et environ 8.000 personnes dénombrés à Casablanca.

Environ 7.500 à 8.000 personnes ont en effet pris part à une marche pacifique qui s’est déroulée pendant près de trois heures à Casablanca, alors qu’à Rabat, ils étaient au départ près de 4.000 à manifester pendant plus de quatre heures avant que ce nombre ne se réduise à environ 500 qui ont transformé leur marche en un sit-in notamment devant le siège du Parlement.

Les villes de Fès et d’Al Hoceima ont connu le même scénario avec respectivement quelque 1000 et environ 1500 personnes. A Tanger, une marche pacifique a rassemblé entre 4.000 et 5.000 personnes, contre 1.400 à Marrakech et 2.500 à Agadir.

Les manifestations de ce 20 mars 2011  se sont déroulées dans un grand civisme. Pas de débordements signalés, dans toutes villes. A Casablanca, où a été constatée la plus grosse affluence, certains manifestants se sont même déployés pour protéger les guichets de banque et les commerces se trouvant sur le trajet. Forte mobilisation à Al Hoceima, où les incidents y ont fait 5 morts du 20 février dernier, étaient encore frais dans les mémoires. Si la plupart des slogans réclamaient la vérité sur les circonstances de la mort de ces jeunes, aucun débordement n’a été rapporté dans la ville rifaine.

Durant toutes les marches et tout le long de ses parcours, la police s’est montrée très discrète. Aucune présence policière massive. Seuls quelques policiers étaient en faction aux carrefours ou devant les bâtiments officiels tels que le Parlement à Rabat ou le siège de la wilaya de Casablanca.

Aucun incident n’a été enregistré durant ces marches.

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