4ème jour du Festival Mawazine, Rythmes du Monde : Place à...

4ème jour du Festival Mawazine, Rythmes du Monde : Place à la spiritualité

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Le périple musical savamment concocté par l’Association Maroc Cultures s’est poursuivi faisant la part belle aux valeurs consacrées par Mawazine depuis sa création : la diversité culturelle, la tolérance, la paix et l’amour de l’art qui réunit les humains.

En ce lundi soir, il flottait comme un air de mysticisme sur la capitale. Un grand moment de spiritualité avec un maître en la matière : le légendaire Yusuf islam.

Avec des paroles toujours douces, mais très profondes,  Yusuf Islam ou Cat Stevens ne laisse personne indifférent. Ses fans qui se comptent par milliers au Maroc lui ont fait un accueil triomphal.   Ils étaient 52.000 personnes à se presser autour de la scène OLM Souissi. Certains d’entre eux attendent depuis des décennies l’instant tant magique de voir leur idole à l’instar de ce couple de sexagénaire qui ne pouvait s’empêcher de verser une larme dès les premières notes du célèbre tube « Wild World ». Si l’ancienne génération était plus là pour le côté nostalgique, la jeune génération l’était pour la découverte. Une découverte bouleversante empreinte de beauté et de spiritualité, qui assomme et fait disparaître les préjugés et les idées préconçues.

L’air humble, la guitare à la main, avec sa djellaba blanche, Yusuf Islam a donné un beau récital, il a chanté la paix, la tolérance. D’ailleurs, diffuser un message de paix dans un monde d’incompréhensions et de conflits est parmi les raisons du retour de Yusuf Islam sur scène, a confié l’artiste dimanche lors de sa.

De ses anciens tubes datant de son époque hippie à ses morceaux plus récents empreint de sérénité et de spiritualité The Cat comme on l’appelle arrive à émouvoir même les plus endurcies et les plus récalcitrants. Un moment de plénitude auquel on n’assiste qu’une fois dans sa vie.
On le disait, la capitale baignait dans une atmosphère de plénitude et de sérénité et ce n’est pas qu’à l’OLM Souissi qu’on pouvait ressentir cela.

Du côté des petites scènes, l’ambiance était à la zen attitude. C’était, en effet, le cas au Chellah. Le site en lui-même est une invite à la quiétude et avec la prestation grandiose de Daniel Waro, les puristes étaient dans leur élément. Ce réunionnais qui a popularisé le m’aloya ce blues de son île natal. Un genre musical qui est inscrit par l’Unesco au « patrimoine immatériel est inscrit  de l’humanité ».
A la Villa des Arts, c’est le grand Bajedoub accompagné de l’Ensemble Mohammadi soufie qui a enchanté les inconditionnels de ce lieu fief du tarab et de la musique andalouse. Devant un parterre de connaisseurs, Bajedoub a donné le meilleur de lui-même. Envoûtés, les spectateurs ont communié avec l’âme profonde du répertoire de cette formation. Un savant mélange de chants andalous et de chants soufis, synonyme de paix, de tolérance…

Non loin de là, le Théâtre Mohammed a vibré aux rythmes d’Amérique Latine avec la majestueuse Susan Baca. Cette péruvienne qui s’exprime avec les chansons et la poésie de mon peuple,  choisis des chansons qui lui parlent : des chansons tendres, mélancoliques, poétiques et rythmées. Et ce lundi soir, c’est dans une salle archicomble, qu’elle s’est exprimé avec brio.
Son répertoire qui se compose d’anciens et de nouveaux morceaux, des chansons traditionnelles sur la vie de à la campagne, d’autres sur le rythme et la danse ont fait le bonheur des mélomanes.

Sur la scène orientale, c’est le beau Fares Karam au top de sa forme qui a enchanté un public venu par milliers à la scène Nahda. Une voix chaude, un timbre vibrant, un sourire ravageur…tout pour déchaîner les passions. C’est une foule en délire qui a l’a accompagné sur tous ses titres. Sa prestation était suivie par celle de la pulpeuse Carole Samaha. Vêtue d’un somptueux caftan marocain, la libanaise a ébranlé la scène Nahda avec des milliers de fans chantant avec elle à l’unisson.

Chaude, chaude, l’ambiance l’était au maximum à Yaacoub El Mansour grâce à l’extraordinaire prestation des précurseurs de la musique underground au Maroc, mais aussi grâce à un public en délire qui scandaient toutes les chansons de la formation en même temps. D’ailleurs, Réda Allali, le chanteur du groupe n’a pas manqué de rendre hommage à ce public en disant qu’ils avaient fait des centaines de scènes que jamais ils n’ont eu un public pareil.

Du côté de la Plage de Salé, c’est une soirée totalement amazighe à laquelle ont eu droit quelques 20.000 festivaliers, la plus grande affluence enregistrée depuis le début de ce festival. Les fans de la musique amazigh avaient rendez-vous avec trois grosses pointures : Mouloud Maskaoui, Mimoun ithran et Izanzgaren Chamakh.
Sur la scène du Bouregreg, les festivaliers étaient au rendez-vous avec une autre bonne découverte, The Mahotella Queens. Une scène très colorée avec des artistes aux couleurs de l’Afrique du sud, une musique assez rythmée et un public était réceptif comme à l’accoutumée.

Sur les grandes artères, le public était toujours aussi nombreux pour des spectacles de rue tout aussi grandioses les uns que les autres. Lundi, les festivaliers ont rencontré sur leur chemin les Jolof Art Tony Lumières, les Tketkat Marrakech ou encore les Bollywood Brass Band et les Haïdouti Orkestar.

Le voyage autour du monde en 9 jours se poursuit encore et encore avec de nouvelles découvertes, des moments d’exception et la magie de la musique qui opère chaque soir offerte gracieusement par Mawazine.

 

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