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Le discours royal prononcé par Mohammed VI en direct de Lâayoune, chef-lieu du Sahara où il se trouve en visite à l’occasion de la célébration éclatante du quarantième anniversaire de la « Marche Verte » a apporté des éclairages importants pour le futur.

L’économie de rente, tout d’abord, ne sera plus de mise après avoir faussé le jeu économique tout le long de ces 40 dernières années en permettant à des castes privilégiées, par le pouvoir central, de s’enrichir sans vergogne au détriment des couches modestes.

Les rapports avec Rabat seront revus dans le sens de la prise de responsabilité des élus de la région réunis au sein du Conseil de la Région, qui , soumis, à la reddition des comptes seront appelés à assumer leurs choix en matière de développement.

L’Etat continuera à assumer son rôle par le lancement de projets à forte valeur ajoutée pour la région en lui consacrant une enveloppe exceptionnelle de 140 milliards de dirhams mais veillera de près à ce qu’un suivi des projets soit exercé en permanence.

Le Maroc ne se laissera pas impressionner par les gesticulations des ennemis de l’intégrité territoriale du pays qui tentent d’instaurer un boycott des produits marocains provenant de ses provinces sahariennes et veillera à ce qu’ils ne le soient plus.

Enfin avec le ton sévère et insistant utilisé par le roi à l’égard de la position de l’Algérie au regard de l’état d’abandon des séquestres sahraouis de Tindouf en territoire algérien, on doit désormais s’attendre à une offensive de la diplomatie marocaine sur cette situation en insistant sur la nécessité d’y organiser un recensement auquel le Maroc n’a cessé d’appeler.

Par Jalil Nouri

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