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L’affaire de l’agression à l’arme blanche mercredi d’une enseignante d’un collège de la périphérie de Casablanca était encore dans tous les esprits quand une journée noir est survenue le lendemain, le jeudi, dans pas moins de quatre établissements à travers le pays, ajoutant à la peur des enseignants qui craignent désormais, en l’absence de toute protection et devant ce déchaînement de violence, d’être agressés en plein cours.
A Fez, c’est une professeure qui a été agressée également à l’arme blanche alors qu’à Sidi Rahal dans la banlieue de Casablanca c’est une fille cette fois-ci qui a assommé son enseignant à l’aide d’une bouteille au motif qu’il arrivait îvre en cours et qu’il avait des comportements incorrects.
Plus au sud, à Ait Melloul, un autre professeur a été victime d’une agression physique de a part d’un élève du secondaire alors que dans la ville voisine d’Inzegane, une mère d’une élève s’est mise à insulter dans une crise d’hystérie, tout le personnel enseignant et administratif après le refus de laisser sa fille quitter l’établissement plus tôt. Le ministre de l’éducation nationale par intérim qui avait qualifié d’événements isolés les agressions précédentes qui ont secoué l’opinion publique, est dans l’obligation de reconnaître aujourd’hui la gravité du phénomène et se pencher sans plus tarder sur les solutions urgentes à mettre en œuvre pour sauver l’enseignement public et protéger ceux qui le prodiguent jour après jour.
Par A.B.
Actu-maroc.com

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