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Le conseil de la ville de Casablanca a mis du temps avant de prendre la décision tardive mais indispensable de remettre de l’ordre dans le dossier des panneaux publicitaires dynamiques et fixes qui fleurissent plus que de raison dans les artères, rues et rond-points de la ville jusqu’à atteindre la saturation et créer un dommage esthétique irréparable et une gêne pour les habitants.

Mais il y a pire si l’on en croit le maire de la ville, El Omary qui vient de déclarer que la moitié des panneaux sont installés de manière sauvage sans que les entreprises qui les ont posés ne soit identifiés et qui ne s’acquittent donc pas du moindre dirham vis à vis du Conseil de la Ville. Une anarchie totale dans toute sa splendeur, si l’on peut s’exprimer ainsi. Cette occupation sauvage de l’espace public a atteint des proportions inquiétantes depuis des années sans qu’aucune réglementation ne soit appliquée par le Conseil de la Ville qui à chaque fois promet des sanctions contre les infractions répétées, mais sans passer à l’acte. Une passivité et un laxisme qui a encouragé des dizaines d’entreprises à s’accaparer des emplacements par milliers. Pour seul exemple, nous citerons l’exemple du rond-point des sports qui totalise à lui seul pas moins de 23 panneaux publicitaires. De quoi donner le vertige aux passants et aux conducteurs.

Par Jalil Nouri

 

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