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La célébration de la journée internationale de la femme au Maroc n’aura pas été l’occasion uniquement pour une femme de s’immoler devant le parlement pour dénoncer les violences subies, ni pour d’autres de marcher pacifiquement pour demander une parité qui tarde à être appliquée, mais elle a également constitué une opportunité pour sortir un vieux dossier des tiroirs à savoir celui des violences faites aux femmes qu’il s’agisse du cadre conjugal ou dans les espaces publics.
La loi promise qui devait en atténuer l’ampleur a tout simplement remisée aux oubliettes et traîne à présent au parlement depuis deux années sans que l’on connaisse avec précision les raisons de cette lenteur. Un attentisme qui fait sortir l’ong internationale Human Rights Watch de son silence pour rappeler qu’il ressortait  de ses dernières enquêtes que deux tiers des marocaines adultes subissait des violences physiques avec une bonne partie d’entre elles dans un cadre familial ou conjugal, chose qui pousse cette organisation a demander l’introduction de toute urgence dans le dispositif judiciaire une mesure d’éloignement de tous ceux qui exercent des violences sur leurs épouses ou toute femme liée à eux  au niveau familial.
 Malgré les campagnes de sensibilisation menées sur les réseaux sociaux avec le hashtag « Hakkaoui âtini hakki » du nom de la ministre islamiste de tutelle, on ne pourra pas dire que cette dernière a marqué son passage en sortant la seule loi que les marocaines  réclament avec insistance pour se protéger.. Peut-être qu’elle considère que le phénomène peut encore attendre.

Pour Madame  Khadija Oulbacha, juriste, de l’Organisation Démocratique et Sociale qui a choisi pour cette journée du 8 mars, le thème « Femme Marocaine, Regard et Devenirs », souligne que c’est une journée consacrée à la reconnaissance par les gouvernements des droits humains dans leur version genre, et que tout au long de l’histoire du Maroc, les femmes ont marqué la société par leurs contributions extraordinaires. Cette militante a tenu à souligner que le Maroc a contestablement franchi des paliers importants dans ce sens. Le promulgation de la moudawana entant que réforme audacieuse, code de nationalité, code d’état civil, droits de femmes aux terres collectives…, sans oublier évidement les progrès à signaler sur le plan de représentativité féminine..

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