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Aujourd’hui, à 2 heures du matin, lorsque j’ai visionné la vidéo d’un enseignant entrain de se faire tabasser avec une agressivité flagrante par un « élève », enfin, un voyou devant le regard hagard et indifférent des autres élèves, j’ai eu des larmes aux yeux…

J’ai éprouvé de la pitié pour ce pauvre enseignant, pour le système éducatif, pour la société, pour les enfants de demain, pour notre jeunesse, pour nous tous, pour moi, pour mes enfants, pour mon pays…

J’avais et j’ai encore le cœur serré devant cette scène malheureuse et le constat récurrent de tels drames qui deviennent nos lots quotidiens, les phénomènes de violence dans la rue, dans les bus, dans les écoles, dans les stades…

Pourquoi sommes-nous arriver à cette situation douloureuse ? Quelles sont les causes ? Qui sont les responsables? Quelles sont les solutions? Que doit-on faire pour s’en sortir de cette tragédie? On ne peut pas laisser notre pays partir dans cette dérive de violence ?

Hier encore, l’école était un symbole d’autorité, de discipline,
d’apprentissage, d’amitié, de sport, d’équité, d’intégrité, d’espoir, un fleuron de savoir, et puis surtout un ascenseur social pour les enfants que nous étions quelque soit le milieu auquel on appartenait, enfin, c’était la voie de l’avenir pour nous tous !!

J’ai mal à chaque fois que je pense à cet enseignant et à d’autres enseignants qui subissent un sors pareil. Moi, l’enfant d’un enseignant qui a consacré toute sa vie à instruire ses élèves, à servir son pays, à nous enseigner le respect qu’on doit tenir aux personnes âgés, à nos maîtres d’école, à nos enseignants, à nos professeurs, je n’arrive pas encore à imaginer qu’un enseignant, un maître soit agressé dans une salle de classe par un « élève »…

Enfant de l’école publique depuis les premières classes primaires jusqu’aux amphis universitaires, avec tous les bons et mauvais souvenirs, à chaque fois que je rencontre un maître ou une maîtresse d’école, un enseignant ou une enseignante du collège ou du secondaire, un ou une professeur universitaire, qui m’ont enseigné tout au long de mon parcours académique, j’ai l’impression d’être encore chez eux dans un cours, je garde le même respect d’un élève à son maître.

Par Ali Lahrichi

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