A Fès, tous les lieux sont bons pour se rafraichir !

A Fès, tous les lieux sont bons pour se rafraichir !

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Par : Morad khanchouli

Dire que ces manoeuvres « nautiques » sont seulement motivées par cette écrasante chaleur, qui a ses habitudes en cette période estivale, serait l’une de ces explications saugrenues qui tombent facilement à l’eau.

L’autre réponse, la plus fondée peut-être, serait de s’interroger légitimement sur la « rareté » des lieux urbains de rafraichissement bon marché. Ces piscines au beau pouvoir de démocratiser le droit aux vacances estivales.

Pas plus longtemps que quelques années, les représentants de la partie inférieure de la pyramide des âges de la cité Idrisside pouvaient se baigner, à volonté, contre seulement quelques sous.

Vers la piscine municipale, cette structure aussi célèbre que les mosquées, palaces ou medersas qui font ce qu’est aujourd’hui la ville de Fès, des dizaines de jeunes et moins jeunes se ruaient, dès que l’école ferme ses portes.

Toutefois, un minimum de lucidité conduit à avouer que ce n’était pas le « tout irréprochable » ou le « tout clean », surtout avec le rituel du petit morceau de savon qu’il faut absolument avoir sur soi. Mais, la piscine municipale faisait, quand même, le bonheur de centaines de jeunes des quartiers modestes.

Aujourd’hui, cette piscine n’existe malheureusement plus. Alors, la bande à Ahmed et semblables n’ont qu’à aller voir ailleurs.

Les plus aventureux d’entre eux prennent leur courage à deux mains et tentent l’expérience de la baignade, grandeur nature, dans les oueds et barrages avoisinant la ville de Fès. Là aussi, la tentation est très forte, mais le risque y est encore plus. Le résultat : des nageurs imprudents mettent chaque jour leur vie en danger, en se fiant à la douceur trompeuse des lacs et oueds.

Outre le risque de noyade, certains lieux de baignade représentent un danger de maladies liées à des bactéries qui prolifèrent dans ces eaux impropres.

Le parcours sinueux du petit nageur, ne pouvant s’offrir le luxe des piscines privées de la ville, peut l’amener aux petits ruisseaux qui coulent encore aux abords de la ville. L’environnement immédiat de la forêt d’Ain Chkef constitue dans ce sens une option. Mais là encore, il faut « se réveiller tôt » pour marquer son territoire, tout en s’armant de beaucoup de prudence.

D’autres options, compatibles aux plus sages, existent aussi. L’une d’elles serait de prendre son mal en patience et d’oublier les « aventures nautiques », en se contentant du cadre paisible qu’offre la forêt périurbaine d’Aïn Chkef, par exemple.

Sa verdure et la douceur de son climat, qu’elle tire d’une source fraiche jaillissant du creux d’une faille du plateau du Saiss, peuvent faire de cet espace forestier un bon plan B.

En tout cas, une option bien meilleure que le jeu du chat et de la souris auquel se livrent, chaque jour, le bienveillant gardien municipal des fontaines et le jeune baigneur, à l’affut d’une baignade à tout prix!.

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