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A la Une : la Chambre des représentants américaine a finalement validé l’accord sur le mur budgétaire voté 24 heures auparavant par les sénateurs

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C’est en Une de tous les grands quotidiens nord-américains. « Sous la pression, la Chambre des représentants valide l’accord fiscal du Sénat » titre le New York Times. Selon le quotidien new-yorkais, cet accord arraché à la dernière minute permet pour la première fois depuis deux décennies d’augmenter les impôts. Et ce sont les plus aisés qui sont visés : les couples qui déclarent des revenus supérieurs à 450 000 dollars annuel et les particuliers qui gagnent plus de 400 000 dollars par an, alors que Barack Obama souhaitait exercer une pression fiscale plus importante sur les revenus dépassant les 250 000 dollars.

Cette solution est-elle une victoire des démocrates et plus particulièrement de Barack Obama ?

La presse est divisée sur le sujet. Pour le New York Times cette solution est vécue comme une victoire par les républicains. Mais le quotidien rappelle que cet accord a été validé grâce au vote des démocrates. En effet parmi les 257 voix pour, on compte 172 votes démocrates et seulement 85 républicains.

Discours inverse dans les pages du Washington Post, pour qui cet accord est en quelque sorte une victoire « à l’arraché » du président américain, puisqu’il a obtenu le maintien du système de santé et des aides aux chômeurs. Le quotidien nous explique que lors des débats à la Chambre des représentants, le camp républicain a tenté d’ajouter des amendements au texte. Il souhaitait inclure les baisses de dépenses publiques, mais la division au sein des conservateurs a fait échouer cette tentative.

Le Boston Globe rappelle quant à lui qu’il manque justement ce volet concernant les réductions des dépenses publiques qui, combiné aux hausses d’impôts, doit permettre de résorber le déficit chronique des Etats-Unis. Selon le quotidien du Massachusetts, les discussions pourraient être encore plus âpres sur ce sujet. Pour l’instant, les réductions automatiques de ces dépenses n’entreront en vigueur que le 1er mars au lieu du 1er janvier.

La maladie d’Hillary Clinton alimente les rumeurs les plus folles dans la presse et les réseaux sociaux

C’est le Washington Post qui nous l’apprend : « La nouvelle année a commencé non pas avec un boulet de canon sur la falaise fiscal, mais avec une épidémie de cynisme conspirateur ». En cause : les folles rumeurs concernant la secrétaire d’Etat Hillary Clinton.

Actuellement hospitalisée à New York à cause d’un caillot de sang situé entre le cerveau et le crâne, celle qui est toujours en tête du classement des femmes les plus admirées aux Etats-Unis ne serait en fait pas malade, selon certaines versions, nous explique le quotidien dans un de ses éditoriaux. Hillary Clinton voulait éviter sa convocation devant une commission d’enquête sur l’attentat du consulat américain de Benghazi, qui avait couté la vie à l’ambassadeur américain.

C’est ce que pense l’ancien ambassadeur américain aux Nations Unies, John Bolton, qui parle de « maladie diplomatique ». Le fait qu’on ait d’abord diagnostiqué un problème gastrique, puis un malaise consécutif à une déshydratation et enfin, une thrombose cérébrale qui aurait pu lui coûter la vie alimente toutes ces rumeurs. Le service de communication de la secrétaire d’Etat n’y est pas étranger. Et tant qu’aucune image ou preuve n’a été publiée, les rumeurs continueront d’alimenter la presse et les réseaux sociaux.

La cacophonie concernant l’état de santé du Président Hugo Chavez continue malgré les déclarations du Vice-président Nicolas Maduro

Une interview retransmise par la chaîne Télésur, en direct de Cuba, où Nicolas Maduro vient de passer quatre jours. Le quotidien de Caracas, El Nacional, met d’ailleurs en Une, une des déclarations du vice-président: « Nous dirons la vérité quelle qu’elle soit ». Pour Nicolas Maduro, Hugo Chavez est conscient de la gravité de la situation. Selon le quotidien, le vice-président serait tout de même optimiste concernant la récupération du président. Ce dernier doit prêter serment le 10 janvier pour son quatrième mandat à la tête de la République bolivarienne du Venezuela.

Pour Tal Cual, journal numérique d’opposition, les incertitudes demeurent. Le quotidien met en avant les déclarations du cardinal Jorge Urosa Savino, qui estime que ces incertitudes ne seront dissipées que le 10 janvier et qu’en attendant, le peuple vénézuélien doit prier pour que Chavez parvienne à surmonter cette épreuve. Dans une tribune libre de Tal Cual, Fernando Ochoa Antich évoque ses craintes si jamais Chavez n’était pas à même d’être investi le 10 janvier. Ministre de la Défense au début des années 1990, il craint une radicalisation entre les « Chavistes » et l’opposition. Il évoque même une menace de coup d’Etat des « Chavistes » en cas de décès de leur leader, afin d’assurer la continuité de sa politique. Bref, les déclarations de Nicolas Maduro, le vice-président, n’ont pas vraiment clarifié la situation, bien au contraire.

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