A Rabat, une école au dessus de la loi

A Rabat, une école au dessus de la loi

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Cette démarche traumatisante et illégale a suscité la colère des parents qui se sont adressés à cet établissement pour avoir plus de précision. Le  directeur affirme en plus qu’il en avait fait part aux élèves en début d’année scolaire sans juger utile d’en faire part aux parents.

Cette  décision irresponsable et dangereuse a mis en péril l’équilibre psychologique de quelques élèves  qui ont été  traumatisés et ne veulent plus retourner sur les bancs de l’école de crainte de devenir la risée de leurs camarades de classe, de leurs parents et de la société. C’est ainsi qu’ils choisissent la rue comme refuge et lieu d’intégration.
Voici les  propos qu’a tenu un  des parents d’élèves concernés : « Je ne comprends pas cette décision prise par le directeur de l’établissement sans concertation avec les parents, chose qui a été doublement mal ressentie. Non seulement mon enfant est dans un désarroi total  mais nous aussi, parents, sommes désemparés quant à l’avenir de notre enfant qui souffre gravement de cette injustice. Jamais, je n’aurais pensé qu’on allait faire payer aux enfants et aux parents avec , le prix de l’excellence !»

Cette affaire qui n’en est qu’à ses débuts est révélatrice  d’une méconnaissance totale de la psychologie de l’enfant et de l’adolescence ainsi que du système éducatif et révèle un comportement mercantile sans lien avec un souci pédagogique.  
Cet établissement devient  » la source » de graves inquiétudes de la communauté de Rabat et crée un climat de suspicion à l’égard de l’enseignement privé. Car, bien y réflechir, cette mesure consiste à vouloir se donner sur la place un label d’excellence pour justifier des prix élevés sous prétexte que l’établissement en question n’est fréquenté que par des élèves brillants dont la moyenne dépasse 14.

La délégation régionale de l’enseignement sera saisie sur ce sujet. Son intervention est vivement attendue pour annuler cette décision arbitraire et discriminatoire afin d’éviter le risque de mobiliser un mouvement de protestation pour défendre les élèves marginalisés et dont l’avenir scolaire reste incertain. L’administration de tutelle réagira certainement car dans le pays des droits de l’homme on ne peut agir de la sorte impunément.

Signalons enfin qu’il est nécessaire de généraliser les associations des parents d’élèves et ce, pour créer un équilibre face à des propriétaires d’écoles qui cherchent plus à défendre leurs intérêts plutôt que ceux des générations à venir.

O.Lamrani  pour actu-maroc.com _________________

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