Abdelkader Moutaâ et Mahmoud Zemmouri, illustres artistes maghrébins, honorés au festival d’Agadir

Abdelkader Moutaâ et Mahmoud Zemmouri, illustres artistes maghrébins, honorés au festival d’Agadir

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La 8ème édition, présidée par l’acteur franco-camerounaise, Eriq Ebouaney, a tenu à honorer la persévérance, la créativité et le long parcours exceptionnel de ces deux artistes, qui ont conquis au fil des ans et des Âœuvres un grand public au Maghreb et bien au-delà.

Devant une assistance des grands jours au cinéma Rialto, comédiens et réalisateurs se sont succédés pour évoquer l’itinéraire artistique de Moutaâ et Zemmouri, saluer leur engagement à toujours donner le meilleur d’eux-mêmes dans des conditions parfois difficiles pour un artiste, et aussi rendre hommage à leur quête constante de vouloir servir, à travers le cinéma et le théâtre, les valeurs universelle d’humanisme, d’ouverture sur l’autre et de tolérance.

Véritable figure emblématique de la scène artistique au Maroc, Abdelkader Moutaâ a débuté sa carrière dans le théâtre professionnel avec la troupe « Al Masrah Al Baladi » à Casablanca. Il a interprété ses plus beaux rôles dans la télévision et au théâtre.

Au cinéma, il a notamment joué dans le long métrage « Les Bandits » de Saïd Naciri en 2004, mais aussi « Wachma » de Hamid Bennani et « Chergui ou le silence violent » de Moumen Smihi, ainsi que dans des productions étrangères.

Mais, il a surtout brillé grâce à son rôle dans le feuilleton « Setta men settin » de Farida Bourquia, en incarnant l’inoubliable personnage de Tahar Belferyat.

Né en 1946 à Boufarik en Algérie, Mahmoud Zemmouri, étudie le cinéma à Paris et travaille comme assistant réalisateur sur deux films tournés en France par Ali Ghalem.

Il a joué dans des films comme « Tchao Pantin » (Claude Berri, 1983) et « La Smala » (Jean-Loup Hubert, 1983). Référence manifeste à la loi Stoléru et à « l’aide au retour », son film « Prends dix mille balles et casse-toi » (1987), l’engage dans une vision critique et humoristique de la société.

Dans « De Hollywood à Tamanrasset », sorti en 1991, Zemmouri traite de la question de l’extrémisme religieux. Il garde un regard iconoclaste sur les deux rives de la Méditerranée, comme en témoigne « Beur, blanc, rouge » (2006). Parmi ses autres œuvres, il y a lieu de citer « Les folles années du twist » (1983), « De Hollywood à Tamanrasset » (1990), « L’Honneur de la tribu » (1993) et « 100 % Arabica » (1997). Il a également joué comme acteur dans « Munich » du grand réalisateur américain Steven Spielberg en 2005.

Au terme de la cérémonie d’hommage, deux artistes-peintres d’Agadir, Younes Bensiamar et Rachid Kourmich, ont réalisé sur place deux portraits de Moutaâ et Zemmouri grâce à la technique de peinture rapide (Speed painting), un « spectacle » acclamé par le public présent.

Parallèlement aux longs et courts-métrages et documentaires, le festival a consacré une place de choix, cette année encore, au débat sur la thématique de l’immigration avec la participation d’experts, intellectuels et acteurs associatifs nationaux et étrangers.

Parmi les axes abordés lors de cette édition figurent « les populations migrantes noires et les afro-descendants », « les gueules +noires+ racontent le charbon: les mineurs du Souss entre mémoire et oubli » et « la migration marocaine au féminin ».

 

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