ABDERRAHMAN YOUSSOUFI : 5 RAISONS DE L’APPRÉCIER

ABDERRAHMAN YOUSSOUFI : 5 RAISONS DE L’APPRÉCIER

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Aujourd’hui, il a décidé à la surprise générale de reprendre du service pour reconstruire son parti, l’USFP, l’Union Socialiste des Forces Populaires , pour le sortir de la crise aiguë dans laquelle il se débat avec en toile de fond, le doux rêve de refonder toute la gauche marocaine, son legs politique aux générations futures qui continueront de croire, comme lui, aux valeurs de gauche face à la montée inexorable de l’islamisme.

-Très respecté par le défunt Hassan 2 bien qu’ils aient eu par le passé beaucoup de différends et bien qu’un mur de méfiance les ait séparés par le passé, le roi lui témoignera avant de décéder une ultime expression de son estime, quand  il fera le déplacement à l’hôpital de Rabat après qu’il ait été victime d’un accident.

- Pour tout ceux qui l’ont connu ou approché, Abderrahman El Youssoufi, est l’exemple même de la modestie qu’il cultive jusqu’à l’excès. Humble, généreux, il s’est toujours distingué par ce côté « fils du peuple », une image qui a résisté aux lambris du pouvoir et aux fastes du makhzen.

- Outre sa stature au niveau interne, l’ancien premier ministre qui avait gouverné un certain temps aux côtés de Hassan II représentait une caution de poids à l’international avec les relations privilégiées qu’il a toujours entretenues au sein de l’Internationale Socialiste, un mouvement dont les principales figures ont assumé ou assument les plus hautes responsabilités dans plusieurs pays d’Europe et d’ailleurs.

-Son aura et son expérience politique le qualifient amplement pour redresser le cours de l’histoire de son parti socialiste qui a beaucoup souffert de son effacement et de sa traversée du désert dont il gardé une certaine amertume sans le dire ouvertement.

-Comme premier ministre, les marocains se souviendront de ses ambitions de mener des réformes de fond pour réduire les inégalités sociales tout en ne bousculant pas le grand capital qu’il voulait à visage humain ni  l’économie de rente qu’il avait fini par digérer.

Malheureusement son mandat devait s’ achever en queue de poisson , alors que lui, plein de foi en sa mission, croyait durer encore, du moins jusqu’à la fin d’un second mandat, le temps de marquer l’histoire, comme il continue de croire le faire.

Malika Naciri

Actu-maroc.com

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