Accident d’avion au Botswana: mort de huit Européens, dont trois Français

Accident d’avion au Botswana: mort de huit Européens, dont trois Français

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Selon l’Autorité de l’aviation civile du Botswana, il s’agit de quatre Suédois, deux Britanniques et deux Français.

Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero, a confirmé lundi soir à l’AFP que l’accident avait bien fait huit morts, dont trois Français et non deux, comme annoncé par Gaborone. Il ne pouvait pas confirmer la nationalité des autres victimes.

Il a précisé qu’il y avait quatre survivants dont deux Français blessés. Douze personnes -11 passagers et le pilote- étaient à bord, selon la même source.

L’un des deux blessés français a regagné la France. L’autre est toujours hospitalisé à Johannesburg mais « le pronostic vital ne serait pas engagé », selon M. Valero.

« Une enquête est en cours et les causes de l’accident ne sont pas encore déterminées », a ajouté M. Valero.

L’accident s’est produit au décollage de l’appareil vendredi et les victimes sont mortes brulées. « Les corps sont actuellement à l’hôpital dans l’attente d’expertises médico-légales », a précisé le porte-parole de l’Autorité de l’aviation civile du Botswana Chris Nkwe.

L’avion devait se rendre dans l’île de Pom Pom, dans le delta d’Okavango.

M. Nkwe a indiqué que des enquêteurs avaient été envoyés sur place pour déterminer les causes de l’accident.

Le directeur de la compagnie privée Moremi Air Charters, Sue Smart, a annoncé que ses appareils allaient être maintenus au sol en attendant les résultats de l’enquête.

Le delta de l’Okavango, célèbre dans le monde entier, attire de nombreux touristes en raison d’une faune importante et très variée.

Cinq pays d’Afrique australe ont signé en août un traité créant une vaste zone protégée grande comme la moitié de la France dans les bassins des fleuves Zambèze et Okavango, qui a pour vocation de devenir un paradis de l’écotourisme.

La zone protégée Okavango-Zambèze, située à cheval sur les territoires de l’Angola, du Botswana, de la Namibie, de la Zambie et du Zimbabwe, doit permettre de relier entre eux quatorze parcs nationaux et réserves naturelles, et notamment les chutes Victoria et le delta de l’Okavango.

« C’est la plus grande zone protégée à vocation touristique du monde », avaient alors relevé ses promoteurs.

Le projet a notamment pour objectif la conservation de la biodiversité, le développement durable des communautés locales, l’essor de l’écotourisme et le partage des ressources de la région.

La région est riche en espèces rares, notamment des guépards, des lycaons, des rhinocéros et des antilopes sables. Elle est également habitée par quelques 250.000 éléphants.

 

AFP___________________

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