Accident de car: arrivée des familles en Suisse, tous les blessés identifiés

Accident de car: arrivée des familles en Suisse, tous les blessés identifiés

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L’école ‘t Stekske, à Lommel, compte sept blessés, dont deux grièvement, et 17 personnes décédées (deux adultes et 15 enfants). L’école Sint-Lambertus d’Heverlee dénombre 17 blessés, dont deux grièvement, et neuf morts (deux adultes et sept enfants). A ce bilan s’ajoutent les deux conducteurs du car, décédés également.

Les blessés sont répartis entre quatre hôpitaux différents. Trois blessés graves ont été admis à Lausanne, le quatrième blessé grave séjourne à Berne. Quatorze blessés sont hospitalisés à Sion. Ils souffrent essentiellement de fractures, plus ou moins graves. Leur état est stabilisé. Enfin, six autres sont hospitalisés à Viège, a encore précisé M. Eyckmans.

Un conseil des ministres extraordinaire a par ailleurs été convoqué jeudi pour examiner les modalités de rapatriement des blessés.

Deux avions de transport C-130 « Hercules » de l’armée belge ont été mis à disposition du gouvernement pour le rapatriement – peut-être dès jeudi – des dépouilles des victimes de cet accident d’autocar, a annoncé mercredi peu avant minuit le ministre de la Défense, Pieter De Crem, de retour d’une visite sur les lieux de l’accident. Le gouvernement belge décidera par ailleurs dans les prochains jours de « la manière la plus appropriée » pour les commémorations, a indiqué le Premier ministre Elio Di Rupo au cours d’un point presse à l’aéroport militaire de Melsbroek, après avoir passé plusieurs heures à Sion et Sierre, où il a déposé une gerbe sur les lieux du drame.

L’autocar qui a heurté de plein fouet un mur de béton dans un tunnel comptait 52 occupants: 6 adultes et 46 enfants. Parmi les 6 adultes, se trouvaient deux chauffeurs et 4 accompagnateurs. 10 des 46 enfants étaient de nationalité néerlandaise. Sur les 28 personnes décédées, on dénombre les 6 adultes et 22 enfants, parmi lesquels 7 Néerlandais.

« Il n’y a pas de mot pour exprimer la douleur » que l’on ressent lorsqu’on perd un enfant, a déclaré Elio di Rupo, le Premier ministre belge, venu sur place rencontrer les autorités suisses et réconforter les familles des victimes.
« Ce qu’on entend d’abord, quand on arrive au car accidenté, ce sont les cris des enfants, cela ne peut pas se raconter », a déclaré ainsi Alain Rittiner, président de l’association valaisanne des ambulanciers. M. Rittiner a indiqué qu’il ne pouvait « pas décrire » le spectacle d’apocalypse auquel il a été confronté. « En entendant les cris, les sauveteurs ont eu un choc, ils sont aguerris, mais c’est au-delà de ce qu’on peut imaginer », a-t-il dit.
« C’est toujours difficile quand il y a un accident, mais quand il y a des enfants, il y a un aspect émotionnel très difficile à gérer pour les sauveteurs qui ont été traumatisés par ce qu’ils ont vu, des enfants blessés, des enfants mutilés et des morts », a déclaré le Dr Jean-Pierre Deslarzes, médecin chef urgentiste du canton.

Les familles des victimes sont arrivées dans la journée en Suisse, à l’aéroport de Genève. Elles étaient accompagnées de psychologues et d’une équipe belge spécialisée dans l’identification des victimes. Une dizaine de parents sont arrivés dans la soirée à l’hôpital de Sion. Le visage grave et les traits tirés, ils se sont refusés à toute déclaration aux journalistes présents.

L’autocar avait quitté Val d’Anniviers, dans le canton du Valais, mardi vers 21h00 (20h00 GMT) pour rentrer en Belgique. Il était près de 21h15 (20h15 GMT) lorsqu’il s’est engagé sur l’autoroute A9 en direction de Lausanne, près de Sierre, dans le Valais.

Le véhicule a pénétré dans un tunnel autoroutier dans lequel la vitesse est limitée à 100 km/h, et pour une raison encore inconnue il a heurté la bordure droite de la chaussée, puis percuté frontalement un mur de béton.

Les causes de l’accident n’ont pas encore été déterminées, et une enquête est en cours, a indiqué le premier procureur du canton, Olivier Elsig. Trois hypothèses sont évoquées: un défaut technique du car, un malaise du chauffeur et une erreur humaine. Les enfants portaient leurs ceintures de sécurité, ont indiqué les autorités.

Fermée dans les deux sens après l’accident, l’autoroute a été rouverte à la circulation vers 08h00 mercredi matin. L’autocar accidenté, une épave complètement déchiquetée, a été évacué.

La présidente de la Confédération helvétique, Eveline Widmer-Schlumpf, s’est rendue sur place pour exprimer sa sympathie aux familles des victimes, « en tant que mère de trois enfants ». La Suisse « va tout entreprendre pour soutenir les blessés et leurs proches », a-t-elle déclaré.

Auparavant, M. di Rupo avait évoqué un « jour tragique » pour toute la Belgique et décrété un deuil national.

L’Europe s’est mise au diapason de la douleur ressentie en Belgique et en Suisse. Le président français Nicolas Sarkozy et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso ont présenté leurs condoléances aux familles des victimes. Le président de l’Union européenne Herman Van Rompuy a qualifié l’accident de « drame humain terrible ».

Le président Barack Obama a adressé « ses condoléances les plus profondes aux victimes et à leurs familles ». La Maison Blanche a souligné que « la perte de si nombreuses vies, si jeunes, brise le coeur ».

Cet accident d’autocar est le plus meurtrier survenu en Suisse depuis 30 ans, après celui de Pfäffikon, près de Zurich, en 1982, qui avait fait 39 morts.

AFP_____________

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