Accident de TGV en Chine: défauts de signalisation, incurie et sanctions

Accident de TGV en Chine: défauts de signalisation, incurie et sanctions

342
0
PARTAGER

Le Premier ministre Wen Jiabao a fait cette annonce en dévoilant, à l’issue d’un conseil des ministres, les résultats très attendus de l’enquête sur la collision qui avait fait 40 morts et 200 blessés dans l’est de la Chine le 23 juillet et provoqué un tollé parmi les internautes chinois.
L’enquête a mis en évidence des « défauts graves de signalisation » des trains et la réaction trop lente et inadéquate des autorités ferroviaires, selon un communiqué publié en soirée par le gouvernement.
« La China Railway Signal and Communication Corp, le principal fournisseur d’équipement de signalisation, n’a pas assumé pleinement ses responsabilités, ce qui a entraîné des défauts graves de signalisation et des risques au niveau de la sécurité des équipements », a estimé le gouvernement.
« Le ministère des Chemins de fer n’a ni convenablement géré les opérations de sauvetage, ni communiqué les informations rapidement, et ni su répondre à la préoccupation du public de manière appropriée », poursuit le gouvernement.
Parmi les 54 personnes objet de « sanctions disciplinaires », les deux principaux responsables sont Liu Zhijun, ancien ministre des Chemins de fer, et Zhang Shuguang, vice ingénieur en chef du ministère, qui avaient déjà été démis de leurs fonctions pour « grave manquement à la discipline », a annoncé le gouvernement.
Après la collision sur un viaduc, les autorités avaient collectionné les impairs. Des séquences vidéo reprises en boucle et disséquées sur la Toile avaient montré des pelleteuses en train de pousser les épaves des wagons dans une fosse.
Sur un autre film amateur, les internautes assuraient apercevoir un ou deux corps tomber dans le vide, en même temps qu’était provoquée la chute d’un wagon resté suspendu au viaduc.
La Chine a construit en moins d’une décennie le plus grand réseau ferré à grande vitesse du monde, mais le ministère des Chemins de fer a été accusé de sacrifier la sécurité au développement effréné du réseau.
L’ex-ministre Liu Zhijun, qui a présidé en partie à cet essor, a également été placé sous enquête pour corruption.
La collision entre les deux trains à grande vitesse près de la ville de Wenzhou avait amené la Chine à suspendre tout nouveau projet de construction dans les chemins de fer et à rappeler 54 trains de la ligne emblématique Pékin-Shanghai.
L’enquête préliminaire sur ce drame, qui avait gravement mis en doute la sécurité du réseau à grande vitesse chinois, avait conclu à des erreurs humaines et au mauvais entretien du matériel ferroviaire, tout en écartant une défaillance majeure des équipements ferroviaires que Pékin cherche à vendre à l’étranger.
Devant le tollé, le gouvernement avait promis une enquête « transparente » sur l’accident.

AFP_______________

Faites vos achats en quelques clics sur www.economat.ma , le 1er supermarché en ligne à Rabat

 

 

www.actu-maroc.com

actumaroc@yahoo.fr

 

Commentaires