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Les reproches pleuvent sur la jeune secrétaire d’état au tourisme issu du RNI, Lamiae Boutaleb depuis son arrivée au sein du gouvernement. Outre le fait qu’elle ait été littéralement parachuté et privilégiée au sein du Rassemblement National des Indépendants dirigé par Aziz Akhenouch et critiquée sévèrement au parlement pour son faible niveau en arabe, elle se trouve depuis les révélations non démenties du site « Maghreb Confidentiel » au cœur d’une grosse affaire de favoritisme qui n’a pas encore livré tous ses secrets et qui met à mal l’image d’intégrité que véhicule sa formation dont elle a rejoint les rangs que quelques jours avant sa nomination.

Il s’agit de la passation d’un marché pour une étude sur la « Vision 2020 » du secteur touristique à un bureau d’un autre membre du RNI qui siège avec elle au bureau politique, Hassan Belkhayat. Un marché qui était sur le point d’être passé, de gré à gré, bien entendu , en violation des procédures en vigueur d’autant plus qu’une étude quasiment similaire avait été commanditée par son prédécesseur, Lahcen Haddad, et dont le contenu n’a jamais été rendu publique. A ce rythme , tout le budget de ce ministère risque de passer dans la rubrique « Études » dont l’administration raffole car elle permet aux responsables de s’amasser des petites fortunes.

La secrétaire d’état s’est disculpée en affirmant que le travail proposé par son ami, Hassan Belkhayat l’a été à titre gratuit, ce qui ne convainc pas . Au sein du parti d’Akhenouch de nombreuses voix influentes demandent son éviction du gouvernement pour se prémunir contre d’autres éclaboussures.

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