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UN DEBUT 2012 SOUS LE SIGNE DE LA CRISE

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Les mauvais signes, annonciateurs des mauvais jours, ne cessent de s'accumuler, plombant au passage le moral de plusieurs tranches de la population, sans que l'on sache avec précision si cette crise relève du passager ou bien d'un durable annonciateur d'une récession aux risques multiples pour l'économie. En tout cas les symptômes sont là, car il faut bien le dire, l'activité économique tourne au ralenti depuis plusieurs semaines, comme cela n'a pas été vu depuis de nombreuses années. Est-ce l'arrivée d'un nouveau gouvernement toujours sans loi de finances qui doit être incriminé ? Sans doute pas.


Il faut surtout aller chercher ces causes dans les autres registres tels que la récession qui frappe de plein fouet la zone euro et donc ses effets directs et indirects sur notre pays, ainsi que le retard des pluies et surtout la vague de froid qui s'abat sur lui. Situation qui a eu pour effet de chambouler les prévisions du nouveau gouvernement et poussé son ministre des finances à pencher pour un taux de croissance à 4,2%  alors qu'il tablait il n'y a pas si longtemps sur un taux de 5,5 %.

Autre cause à chercher, elle résiderait encore du côté de l'attentisme du gouvernement, ce qui risque, à court terme, d'impacter la baisse du flux des investissements directs étrangers, un facteur aggravant supplémentaire pour le tissu économique. Sans parler de ce boulet tout aussi inquiétant que constitue le déficit record de 6,1% au titre de l'année précédente qui réduit encore plus la marge de manœuvre du gouvernement ainsi que le déficit abyssal enregistré dans la balance des paiements  ce qui vient assombrir les horizons des prochains mois. Et déjà se profilent d'autres facteurs défavorables comme la hausse attendue et importante des factures pétrolière et céréalière.

Malgré toute cette série d'indicateurs négatifs, le gouvernement multiplie les déclarations apaisantes et estime qu'il n'y a pas péril en la demeure, conforté en cela par le satisfecit accordé par les grandes institutions financières internationales qui se déclarent confiantes en la capacité de résilience de l'économie marocaine alors que d'autres experts estiment que tout cela reste relatif et que le Maroc n'est pas à l'abri des conséquences de la mauvaise situation sévissante chez les voisins européens et qui peut s'aggraver à tout moment. Il n'est pas sûr que le gouvernement fraîchement nommé ait toutes les cartes en main pour redonner une bouffée d'oxygène à l'économie du pays pour la sortir de cette crise dans laquelle elle semble être plongée pour de bon. Un électrochoc est très souhaité pour la sortir de cette torpeur et redonner confiance aux citoyens et aux opérateurs économiques.   

Jalil Nouri pour actu-maroc.com _________

 

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