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La montagne a accouché d’une souris, dit l’expression populaire et l’on serait tenté d’ajouter: tout ça pour ça?
Après des années de tergiversations , d’affrontements et d’échanges houleux qui ont fait couler beaucoup d’encre, le nouveau code de la presse entrera prochainement en vigueur après son adoption en plénière par la première chambre du parlement. mais son cheminement laissera un goût amer et un sentiment d’inachevé chez les professionnels guère unanimes à le saluer.
La victoire est mettre à l’actif du gouvernement Benkirane qui pourra toujours se prévaloir d’avoir éliminé le point le plus noir et le plus décrié, celui des peines privatives de liberté pour des délits journalistiques, alors que le principe des lourdes sanctions financières est maintenu.
Dans un secteur englué dans une crise financière et de lectorat jamais vécue par le passé et alors qu’internet a déjà condamné la presse écrite à une lente et inexorable disparition, le gouvernement ne compte pas sortir le chéquier pour enrayer cette descente aux enfers programmée, tout comme il a tenu à maintenir le principe des lignes rouges comme une épée de Damoclès.
Pour sa part, en revanche, la presse électronique peut se vanter d’être considérée comme une presse d’avenir à part entière, alors que les pouvoirs publics ne savent toujours pas comment réduire ses volontés d’émancipation.
Par Jalil nouri

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