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La justice française serait sur la piste d’un homme, dont une trace ADN a été identifiée sur le lieu du meurtre de Ghislaine Marchal, en juin 1991 à Mougins, rapporte mercredi le « 20 minutes ».

Selon le journal, le procureur de Nice, Jean-Michel Prêtre serait sur le point d’ordonner l’interpellation d’un homme dont les empreintes, enregistrées au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG), pourraient correspondre aux traces ADN découvertes sur l’un des scellés dans le dossier sur le meurtre de Mme Marchal, attribué au jardinier marocain Omar Raddad alors que celui-ci continue à clamer son innocence.

Au lendemain de la découverte tardive sur l’une des pièces à conviction d’un ADN appartenant à cet individu, le parquet avait tempéré, indiquant que l’enquête n’était qu’à ses débuts et que le nom de l’individu présumé ne figure pas dans la liste des protagonistes de ce dossier.

Dans une déclaration au journal, le Directeur de l’Institut français des empreintes génétiques, Olivier a indiqué qu’il était « incapable de dire scientifiquement à 100 pc si l’homme dont on a retrouvé l’ADN sur les pièces à conviction est bien celui qui figure dans le Fnaeg. Il me manque des éléments », précisant « avoir sollicité l’arrestation de cet individu pour qu’on prélève directement son ADN afin d’effectuer la comparaison ».

Outre le risque que l’individu soit aujourd’hui décédé, le journal indique que Sylvie Noachovitch, l’avocate d’Omar Raddad redoute aussi que l’individu ait pris la fuite « s’il a vraiment quelque chose à se reprocher ».

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