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Une empreinte retrouvée sur trois scellés disculpant le jardinier marocain Omar Raddad condamné en 1991 pour le meurtre de sa patronne, Ghislaine Marchal, figure sur le fichier national des empreintes génétiques (Fnaeg), rapportent ce jeudi les médias français.

Selon le procureur de Nice Jean-Michel Prêtre, cité par les médias, « il y a un soupçon d’identité entre une des traces et un enregistrement au Fichier national automatisé des empreintes génétiques. Mais il y a des vérifications qui sont faites, pour l’instant il n’y a rien de certain. Cela doit être confirmé par des analyses en laboratoire ».

Le 10 octobre dernier, le procureur avait indiqué que l’ADN relevé ne correspondait ni avec celles de Omar Raddad, ni avec celui de possibles suspects désignés par les avocats de Raddad, précisant que les traces retrouvées sur deux portes et un chevron, révèlent la présence de l’ADN de quatre hommes différents, mélangé à celui de Ghislaine Marchal.

« On va aller au bout du possible » dans cette procédure, a assuré le procureur, notant qu’il est impossible de fixer la date de dépôt de ces prélèvements, conservés sous scellés depuis 1991.

Ghislaine Marchal avait été assassinée en juin 1991 par plusieurs coups de couteau. Des inscriptions ont été retrouvées près du lieu du crime « Omar m’a tuer ». Le jardinier marocain Omar Raddad, qui a toujours clamé son innocence dans cette affaire, avait été condamné à dix-huit ans de réclusion criminelle, avant d’être partiellement gracié par le président Jacques Chirac, qui a réduit sa peine. Deux ans plus tard, il a bénéficié d’une libération conditionnelle après un comportement irréprochable en prison.

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