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A qui le tour pour endosser l’habit de victime du tout puissant Abdeslam Ahizoune, le déjà très puissant dirigeant du premier opérateur téléphonique du Maroc et parmi les plus en vue en Afrique, devenu un briseur de carrières des grands commis de l’Etat qui ont le malheur de lui déplaire en touchant aux intérêts de son entreprise et mettre fin à son monopole indiscutable.
Ayant déjà été à l’origine du départ et l’ « exil » aux États-Unis, de l’actuel patron de l’OCP Mustapha Terrab, du temps où il dirigeait l’instance en charge de la règlementation du secteur des télécoms l’ANRT, voici que le patron de Maroc-Télécom, parvient à obtenir la tête du directeur général de cette même instance qui a osé le défier en lui adressant un ultimatum afin qu’il se plie devant les décisions de cet organisme qui veille, rappelons-le, au respect d’une concurrence loyale entre les trois opérateurs.
En position dominante par ses infrastructures héritées de l’État au moment de la privatisation et renforcées par son entreprise, Ahizoune a toujours refusé les règles du jeu qui lui imposent un partage d’une partie de ses infrastructures avec ses concurrents en vertu des cahiers de charges approuvés par tous les opérateurs. Voilà des mois qu’une mise en demeure lui a été envoyée par le premier responsable de la règlementation du secteur pour lui fixer un ultimatum et le mettre en garde contre le retard causé au développement des concurrents par son refus de coopérer. Mal en a pris à Mountassir Billah, dont le désormais tout puissant Ahizoune et ses actionnaires émiratis ont réussi à avoir la tête..

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