AHMED LAHLIMI : 5 RAISONS DE L’APPRÉCIER

AHMED LAHLIMI : 5 RAISONS DE L’APPRÉCIER

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C’est une machine très lourde que vient de lancer celui qui à l’origine était directeur au Crédit Agricole avant de se faire connaitre du public en jouant le rôle de premier conseiller de l’ancien premier ministre du gouvernement d’alternance, Abderahman El Youssoufi qui en fera son ministre-pivot en lui confiant le département des affaires générales du gouvernement en 1998. Socialiste de cœur sans être porté sur la politique politicienne, l’homme est apprécié en haut lieu pour ses compétences de gestionnaire avéré. Un haut fonctionnaire comme l’administration marocaine sait en créer .

- L’homme sait jongler avec les chiffres et en tant qu’économiste reconnu, il a une longue expérience des politiques économiques menées par le pays ce qui lui vaut beaucoup de considération de la part des grandes institutions financières internationales. Il est à l’origine des grandes lignes de la politique économique menée par le gouvernement Youssoufi.

- Ce gouvernement, le dernier de l’ère Hassan 2, lui permettra de sortir de l’anonymat et de jouer un grand rôle dans sa constitution puisque c’est chez lui, dans sa villa du Souissi à Rabat, que le premier ministre désigné mènera les tractations pour sa formation sur les conseils de Lahlimi, qui avait la confiance totale du leader socialiste, appelé par Hassan 2 qui savait que sa fin était proche et qui voulait un gouvernement pour assurer une transition de règne en douceur

- Ce que l’histoire retiendra de cette période, c’est que Lahlimi restera très respecté durant cette période et qu’aucune voix au sein du parti socialiste qui dirigeait ce gouvernement ne s’était élevée au sein de cette formation pour lui contester ce rôle d’éminence grise avec pouvoirs étendusalors tout en ayant des liens distants avec les ténors et ministres de l’USFP.

- Avec sa nomination à la tête du Haut Commissariat au Plan, il continuera à faire preuve d’une grande indépendance vis à vis du gouvernement dans les prévisions qu’i produira, chose qui déplaît au gouvernement actuel dont le souhait est de l’évincer de son poste chose qui ne sera pas possible depuis que le souverain lui a rappelé toute sa confiance.

- L’age ne jouant pas en sa faveur, il ne devrait pas tarder à quitter son poste après ce recensement pour lequel il a déployé d’énormes moyens et une grande énergie avec l’ambition de mettre cette opération aux standards internationaux et de lui conférer une grande crédibilité. Ce sera son baroud d’honneur avant une retraite bien méritée. A moins que…!

Malika Naciri

Actu-maroc.com

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