Aïd Al Adha : Ces pratiques malveillantes et irresponsables qui font surface

Aïd Al Adha : Ces pratiques malveillantes et irresponsables qui font surface

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Toutefois, force est de constater que des pratiques malveillantes et irresponsables fleurissement avec l’avènement de l’Aïd, en particulier lors de la commercialisation du cheptel destiné à l’abattage au niveau des différents marchés.

Les chennakas, à l’origine de la flambée des prix

La principale pratique qui émerge à cette occasion reste incontestablement la multiplication des intermédiaires qui dopent les prix au détriment du pouvoir d’achat des consommateurs. En effet, à Khénifra comme dans les différentes régions du Royame, l’Aïd El-Kébir n’est pas seulement une affaire entre éleveurs et consommateurs. Les intermédiaires, communément appelés “Chennaka”, s’imposent également en tant que troisième partie dans les différents points de vente.

Pas forcément des fins connaisseurs dans le domaine de l’élevage, ces personnes profitent de l’occasion en suscitant la flambée des prix et en manipulant les opérations de vente.

Ils leur arrivent souvent de réaliser des gains qui peuvent dépasser ceux des éleveurs qui ont mis des mois pour engraisser un mouton alors ces intermédiaires manipulent une transaction en l’espace de quelques minutes. Naïf alors est celui qui ne saura pas, lors de l’achat de son mouton, s’il a affaire à un éleveur-vendeur ou à un intermédiaire.

À l’instar des différentes villes, les marchés de cheptel garnissent la citée des Zayanes avec l’avènement de la grande fête. Les placettes, les garages et les souks se transforment en centres de vente d’ovins et caprins.

Mobilisation de tous pour éviter les “dépotoirs”

Certes, les autorités font preuve d’une certaine souplesse en vue de favoriser une large offre aux citoyens. Pourtant, ces espaces investis pour la commercialisation du cheptel se transforment en de véritables “dépotoirs”. En cause la nonchalance de certains commerçants et éleveurs, pour qui la question d’hygiène ou environnementale constitue leur dernier souci. Ces nuisances écologiques prennent de l’ampleur le jour même de l’Aïd où certains réflexes semblent avoir la peau dure.

C’est dans ce sens que des acteurs locaux, approchés par la MAP, lancent un appel, pressant une forte mobilisation de tous les services concernés (autorités, conseil municipal, société délégataire de gestion des collecte des déchets, ONEP etc. ), à redoubler d’effort et à mettre en place un plan d’action spécial et commun pour faire face à cette situation qui peut avoir des répercussions néfastes aussi bien sur la santé des citoyens que sur l’environnement au sein de la ville.

Place également à la mobilisation et à l’action associative à travers la sensibilisation des citoyens et l’organisation de campagnes de propreté et de collecte de déchets et d’ordures.

Pour sa part, la population doit faire preuve de civisme en évitant des comportements irresponsables et inadmissibles qui vont à l’encontre des valeurs de cette fête religieuse et des préceptes de l’Islam en matière d’hygiène.

Ainsi, les efforts doivent êtres conjugués pour faire de cette fête un jour comme les autres, voire une journée écolo par excellence. Une tournée le weekend, dans les placettes investies par les éleveurs et garages aménagés à cette occasion, au niveau de la citée des Zayanes a permis de constater que la fièvre acheteuse du mouton n’a pas encore atteint son paroxysme.

Faut-il attendre ou se précipiter pour acheter le mouton? Telle est la question qui taraude les esprits des citoyens. Approchés par la MAP, des habitants venus juste avoir une idée sur les prix et la qualité du cheptel exposé, nous ont expliqué cette hésitation par le fait qu’ils attendent encore les virements bancaires de leurs salaires.

Pour d’autres, ils attendent la dernière ligne droite avant le jour “J” dans l’espoir de voir les prix accuser une certaine baisse.

 

actu-maroc.com

 

 

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