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L’année 2018 restera bel et bien celle où l’on a vu le ministre de l’agriculture et président du RNI sur tous les fronts et sollicité de toutes parts, pour le meilleur et le pire.

Aujourd’hui c’est pour la nomination d’un nouveau ministre des finances qu’il livre une dure bataille afin que sa formation garde ce département stratégique et synonyme de puissance dans son escarcelle et éviter qu’il ne tombe aux mains du PJD.

Bien qu’il gouverne avec eux au sein d’une coalition fragilisée par le limogeage du ministre Boussaid, le leader du RNI utilise tous ses leviers pour faire avaliser son choix d’un remplaçant issu de ses rangs et tout porte à croire que ce choix porte le nom de Moulay Hafid El Alami, l’actuel ministre du commerce, de l’industrie, de l’investissement et l’économie numérique, figure très proche du même Aziz Akhenouch. Ce dernier aura bien du mal, non seulement à imposer son poulain, trop marqué pour son appartenance au monde des affaires et de la finance, mais également en raison de la détermination des islamistes du PJD au sein du gouvernement, à renforcer leur emprise avec le portefeuille des finances afin d’insuffler une dynamique plus sociale et plus fluide à leur mandat en menant les réformes préconisées par le roi dans le cadre du plan d’urgence.

Mais Aziz Akhenouch, l’homme aux multiples casquettes continue de disposer de beaucoup de ressort et garde son arme secrète à sa portée, celle de quitter le gouvernement si le département de l’économie et des finances devait être retiré à son parti.

 

Par Jalil Nouri

 

Actu-maroc.com

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