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Si l’actuel ministre de l’agriculture et de la pêche maritime, Aziz Akhenouch, n’avait pas été élu chef du parti du RNI, sa reconduction à son poste actuel aurait passé inaperçue et normale en raison du bilan plus que positif lors de deux mandats.
Mais depuis qu’il a été choisi pour succéder à Salaheddine Mezouarqui, au passage s’est retiré sans les honneurs, Akhanouch a débité ses tractations avec le chef de gouvernement désigné Abdelilah Benkirane en position de force, ce qui, avec le rapprochement de son parti avec ceux de l’UC et le Mouvement Populaire     appelés à rejoindre la coalition aux affaires, en fait de lui de facto le numéro 2 de cet exécutif, Benkirane n’ayant pas d’alternative au sein du PJD pour ce rôle.
Ayant fait le vide autour de lui au sein de la direction du PJD, le leader islamiste sera ainsi doublé d’un partenaire capital pour la continuité de l’action gouvernementale et un allié de poids proche du palais qui pourrait intervenir en cas de brouille entre ce dernier et les islamistes qui ont eu maille à partir à plusieurs reprises avec l’entourage royal lors du précédent gouvernement. Idem pour les projets du prochain gouvernement pour lesquels Aziz Akhenouch pourrait servir de tamis et de soupape en raison du respect dont il jouit au sein de la classe politique et au sein du monde des affaires dont il est issu.

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