PARTAGER

Aziz Akhenouch, le patron du RNI, le Rassemblement National des Indépendants, n’a pas été bien servi en reconnaissance par certains ministres qu’il a défendus bec et ongles pour qu’ils fassent partie de l’actuel gouvernement.

Le scandale au ministère du tourisme sur la passation d’un marché pour plus de 13 millions de dirhams au profit du bureau d’études d’un membre de son parti par la secrétaire d’état, Lamiae Boutaleb est en train de prendre une tournure catastrophique en raison, tout d’abord, d’un silence de cette dernière au moment de l’éclatement du scandale et d’une communication de crise mal gérée par la suite.

En plus de l’accusation de favoritisme, s’ajoute aujourd’hui celle du mensonge qui lui imposent de démissionner en pareil cas, un discrédit aux lourdes conséquences pour le chef du parti, Aziz Akhenouch, qui doit éteindre le feu dans les prochains jours. Son ami Mohammed Sajid à la tête du ministère du tourisme et la numéro 2, la secrétaire d’état Lamiae Boutaleb, citée dans le premier scandale, ont passé commande tous les deux pour deux voitures de luxe, pour un montant de 120 millions de centimes, quelques jours seulement après les directives du chef du gouvernement, Saad Eddine El Othmani, afin de réduire les dépenses du train de vie des ministres, comme il avait promis la bonne gouvernance et la transparence dans son programme gouvernemental.

Visiblement, les promesses n’engagent que ceux qui les font, car pour certains, ces engagements sonnent creux.

Commentaires