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Outre les ministres islamistes de la formation du PJD, avec à leur tête le premier d’entre eux, Abdelilah Benkirane, qui n’ont pas été sanctionnés pour les retards pris et les dysfonctionnements du programme de développement, « Al Hoceima, manarate al Moutawassit », à l’origine du soulèvement dans le Rif, d’autres ministres issus de la majorité d’autres partis politiques, ont été épargnés par la plus grande lessive gouvernementale enregistrée au Maroc, provoquant un séisme politique et au sein de l’administration qui s’attend à une vague de départs à son tour.
A commencer par le ministre de l’agriculture et de la pêche, Aziz Akhenouch, considéré comme un proche du roi et un solide pilier de la majorité gouvernementale au sein de laquelle, son avis pèse lourdement et reste prédominant, qui fait de lui le numéro 2 de l’exécutif actuel mené par le PJD. Il suffit de se rappeler que c’est un problème de pêche illégale qui a constitué l’étincelle de la crise du Rif après le suicide d’un poissonnier, révélant des dysfonctionnements graves dans ce secteur. Celui qui tient les cordons de la bourse de tous les chantiers de développement, le ministre des finances, pourtant cité à deux reprises dans le rapport de la Cour des Comptes et membre influent du parti d’Akhenouch, a également été épargné par cette tempête.
Des questions restées sans réponses qui concernent également la ministre de l’eau, Charafat Afailal, qui émarge au PPS, un parti dont deux membres du gouvernement ont été révoqués, Benabdellah et El OUardi. Elle devrait les rejoindre pour une question de solidarité partisane dans le cadre d’un large remaniement de l’équipe El Othmani.
Par Jalil Nouri

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