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La soirée et la nuit de jeudi à vendredi auront été longues avec une reprise des affrontements à Al Hoceima au cours d’une manifestation, pourtant interdite par les autorités. Tous avait été préparé minutieusement en prévision d’une épreuve de force de la part de manifestants prêts à tout, y compris à braver cette interdiction, pour réclamer la libération des meneurs de la contestation dans cette région du Rif où elle s’est installée.
Bilan, 80 blessés parmi les forces de l’ordre dans deux dans un état très grave et une quinzaine parmi les manifestants dont un dans un état vraiment critique.
Pris pour cible à coups de jets de pierre, les éléments de la sûreté nationale ont eu pour consigne de disperser à tout prix la marche et de recourir aux gaz lacrymogènes qui n’ont épargné ni les contestataires, ni les passants, hommes et femmes, jeunes et vieillards, dont le seul tort a été de se retrouver sur un champs de bataille pendant plusieurs heures alors qu’une pluie de coups s’est abattue sur une foule venue assister à cette confrontation comme de nombreux médias qui avaient misé sur plus de violence et bilan plus lourd.
La question qui reste posée à présent est de savoir si cette reprise des affrontements ne va pas s’inscrire dans la durée une nouvelle fois, dans une absence totale de réaction de la part du gouvernement qui se contente de compter les points.

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