PARTAGER

La colère qui gronde et qui se transforme en mouvement de contestation sociale ne peut que nous interpeller et nous inciter à poser de bien légitimes questions sans se voiler la face et encore moins occulter certaines vérités qui fâchent. ..

Il ne s’agit pas d’une radicalisation du mouvement de protestation mais certainement d’une instrumentalisation des revendications socio-economique à des fins politiques et peut être même dans l’optique d’un agenda précis. .
Mais le fait est   que la nature a horreur du vide , car si les élus et les députés de la ville n’avaient pas demissione et avaient joué leur rôle on n’en serait certainement pas là. .
Si les autorités locales avaient mis en place un plan de développement intégré la contestation n’aurait pas eu lieu d’être
La responsabilité de la classe politique et celle de l’administration est évidente et flagrante , et il serait grand temps qu’une grande réflexion soit entamée sur la manière de gouverner dans ce pays..
Il y a urgence à ce que les régions éloignées de l’axe Rabat- kenitra-Casablanca -Tanger ne soient plus des foyers de pauvreté,  de misère de précarité de chômage et de marginalisation. .
L’INDH,  le chantier du règne , ne pourra à lui seul résorber la question de la pauvreté et de l’exclusion car tant que ces plaies pousseront plus vite que la croissance économique et les investissements réunis la fracture sociale ne pourra que s’amplifier. .
Et tant que l’on continuera à faire un ersatz de démocratie avec les notables et les barons ,  au détriment des populations locales il y aura fatalement des exclus tentés par la surenchère contestatrice. .
Il n’y a jamais de fumée sans feu et par conséquent , il y a quelque chose de très grave qui ne tourne pas rond dans le système qui nous tient lieu de gouvernants…
Les partis de la majorité ainsi que ceux de l’opposition parlementaire doivent absolument se remettre en question car dans la gouvernance de démocratie de pacotille qui sévit dans notre pays , la classe dirigeante députés , ministres ; présidents de communes et hauts fonctionnaires sont tous abonnés aux clubs des privilèges au mépris de millions de marocains..
Et le pire, c’est qu’on ne soigne pas un cancer avec de l’aspirine. ..
Il faudra agir là où fleurissent les raisins de la colère qui sont de véritables symptômes de fracture sociale en gardant bien à l’esprit ce que les ingrédients du mécontentement ont provoqué comme événements déstabilisant en Tunisie et en Égypte. ..

Par Hafid Fassi Fihri

Commentaires