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Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a affirmé samedi qu’il souhaitait finir son quatrième quinquennat, conquis l’année dernière malgré ses problèmes de santé découlant d’un AVC qui a affecté ses capacités de mobilité et d’élocution.

« Vous avez été nombreux à m’interpeller pour que je poursuive la mission dont vous m’aviez déjà honoré trois fois » et « j’ai répondu à cet appel, acceptant ce sacrifice, malgré ma condition physique actuelle », a écrit M. Bouteflika, 78 ans, dans un message délivré à l’occasion de la fête de l’indépendance (5 juillet 1962).

M. Bouteflika confirme ainsi les propos tenus le 11 juin par son directeur de Cabinet Ahmed Ouyahia, alors que la presse et les milieux politiques bruissaient de rumeurs sur une éventuelle décision du chef de l’Etat d’écourter son 4e mandat qui court jusqu’à avril 2019.

« Je m’attellerai à accomplir ce devoir avec l’aide de Dieu, conformément au mandat que m’a confié la majorité de notre peuple », a assuré M. Bouteflika réélu avec plus de 80% des voix, score contesté par son principal rival, Ali Benflis.

Le chef de l’Etat algérien a été victime d’un AVC et a dû passer en 2013 près de trois mois à l’hôpital militaire parisien du Val-de-Grâce. Depuis, il travaille dans sa résidence, se déplace en fauteuil roulant et n’a plus effectué de voyage officiel à l’étranger ni de déplacement à l’intérieur de son pays.

En visite à Alger le 15 juin dernier, le président français François Hollande avait souligné « la grande maîtrise intellectuelle » doté, selon lui d’une rare « alacrité ».

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