Algérie: la contestation ne désarme pas, fixe rendez-vous samedi et dimanche

Algérie: la contestation ne désarme pas, fixe rendez-vous samedi et dimanche

271
0
PARTAGER

L’appel à manifester samedi a été lancé sur Facebook par « des jeunes Algériens » au début du mois sans que ses initiateurs se soient initialement identifiés.

Ce 19 mars « doit marquer un tournant important pour montrer que notre démarche est indépendante des partis politiques », explique à l’AFP un participant à l’initiative, Amine, un cadre de 29 ans.

Les autorités marquent pour leur part cet anniversaire par une conférence sur le thème « la révolution algérienne: volonté, victoire et fidélité » axée sur la criminalisation du colonialisme.

Samedi, le tout nouveau Comité national des chômeurs, créé le 6 février, tentera une marche depuis la place du 1er Mai pour réclamer un travail décent, une allocation chômage à hauteur de 50% du salaire minimum garanti, la pérennisation des contractuels et une protection contre le travail précaire.

Jeudi, ce sont des centaines de membres de la protection civile, rattachée au ministère de l’Intérieur, qui ont manifesté à Alger pour demander la liberté syndicale sur le lieu de travail, la réintégration de personnels licenciés abusivement et une amélioration de leur statut.

L’Algérie est secouée depuis plusieurs semaines par des mouvements sociaux touchant tous les secteurs de la société. Le gouvernement a répondu par d’importantes promesses de financement de projets sans avoir réussi calmer les revendications et grèves sauvages dans tout le pays.

Ces derniers jours, les étudiants, médecins en spécialisation dans les hôpitaux et diverses catégories d’employés, dont les gardes communaux, ont bruyamment manifesté et fait grève.

En janvier des émeutes contre la cherté de la vie ont fait cinq morts et plus de 800 blessés.

Face à cette situation, la société civile, des personnalités de l’opposition et des partis politiques se sont regroupés, encouragés par la vague de contestation dans le monde arabe, pour tenter de canaliser le mouvement et réclamer un changement profond du système politique.

Ils ont créé le 21 janvier la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), qui s’est finalement scindée, mais chacun reste séparément actif.

« Le peuple algérien aspire à un changement radical, à un changement de régime et non à un changement dans le régime », écrit jeudi dans une tribune un fondateur de la CNCD, le président d’honneur de la Ligue algérienne des droits de l’homme (LADDH) Ali Yahia Abdennour, 90 ans.

« Comme au temps du colonialisme, le peuple algérien ne dispose pas de ses droits et les clans du pouvoir se comportent en seigneurs et maîtres », ajoute cet avocat qui évoque l’anniversaire du cessez-le-feu par un commentaire amer: l’Algérie est victime d’un « colonialisme interne ».

 

AFP_____________________________

Faites vos achats en quelques clics sur www.economat.ma , le 1er supermarché en ligne à Rabat

 

 

www.actu-maroc.com

actumaroc@yahoo.fr

 

Commentaires