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Minée par la désagrégation de la Libye, le marasme et l’agonie du régime algérien et les soubresauts de la malheureuse Tunisie, l’Afrique du Nord n’est pas encore remise des catastrophiques révolutions arabes de 2011, écrit l’hebdomadaire français « Valeurs actuelles » dans sa dernière livraison.

« En Algérie, c’est l’alerte rouge. Le régime agonise, au rythme de la maladie du président Bouteflika et de la chute des cours de l’or noir », souligne le magazine pour qui la baisse des recettes tirées des hydrocarbures produit « une saignée mortelle pour ce système qui ne tient que par l’argent de cette rente, aujourd’hui très dégradée, et ses énormes budgets sociaux ».

A Alger, poursuit-il, « l’autorité politique vacille, l’économie s’affaisse », relevant que « Les clans civils et militaires préparent la succession et commence le partage des dépouilles. »

Selon « valeurs actuelles », « L’éclatement de ce géant de 45 millions d’habitants serait un cataclysme autant pour l’Afrique du nord que pour l’Europe. »

L’hebdomadaire estime que le président François Hollande a eu raison d’avoir chaleureusement félicité le roi du Maroc Mohammed VI, le 30 juillet, à l’occasion du seizième anniversaire de son intronisation. « Il l’a fait pour balayer des mois de brouille avec le Maroc et annoncer + un nouvel élan+ sur ces mots : +L’expérience marocaine de stabilité et de développement est une chance pour toute la région+.  »

« Ilot de stabilité, la monarchie marocaine est un modèle, du fait de son système monarchique et du statut de commandeur des croyants du souverain. Ce sont les clés de l’+exception marocaine+ », relève le magazine, notant que le roi Mohammed VI a su lancer les réformes politiques, administratives et économiques avant les autres.

« Le royaume a ainsi évité les secousses de ses voisins », relève-t-il.

Pour l’hebdomadaire, « La légitimité du roi est double. Souverain héritier d’une dynastie qui incarne et garantit l’unité et l’identité du pays, il est l’arbitre du jeu des partis et de l’alternance politique. Les dernières élections ont ainsi pu désigner une majorité islamiste, sans traumatisme majeur. »

L’autre atout du roi Mohammed VI est sa « stature de commandeur des croyants, cœur de sa légitimité religieuse et de sa stratégie face aux islamistes », souligne la publication, indiquant le pays s’est engagé dans un ambitieux travail de formation des imams africains, au-delà des frontières du royaume.

« Valeurs actuelles rappelle que le roi a installé, le 13 juillet à Casablanca, la Fondation Mohammed VI des oulémas africains. « Placée sous sa présidence, cette instance va unifier et coordonner les efforts des oulémas musulmans du Maroc et d’une trentaine d’États africains en faveur de l’islam du juste milieu. »

Et d’ajouter: « Les Marocains le disent à tous leurs visiteurs français : « Ce chantier pourrait constituer un exemple pour la France et un axe de coopération majeure entre nos deux pays. »

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